I. Édition définitive, t. IV, p
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premier coup d'œil que Lafayette n'oserait ; que, ne pouvant blesser Danton sans blesser aussi le ministre Montmorin, il ne dirait rien du tout. » Michelet croit donc à la vénalité du tribun. Il dit ailleurs qu'avant 1789 celui-ci ne possédait guère que des dettes'. Il repousse l'apologie de Villiaumé qui rejette le témoignage de Lafayette.
En vain Arsène Danton a-t-il vanté à Michelet l'humanité, la générosité de Danton, en vain lui a-t-il communiqué les pièces qu'il a réunies sur l'afTaire d'Adrien Duport, sauvé des fureurs de Marat en septembre 1792 par une vigoureuse intervention de Danton^; Michelet n'est pas convaincu. A l'apologie familiale, il oppose une explication plus rationnelle : « Danton pouvait bien avoir aussi quelque raison personnelle de craindre qu'un homme qui savait tant de choses [Duport] ne fût jugé, interrogé, qu'il ne fit sa confession publique. Dans la primitive organisation des Jacobins et plus tard peut-être, même dans quelqu'une de ses intrigues avec la Cour, Duport avait très probablement employé Danton ! Intérêt ? Générosité ? Ces deux motifs plutôt ensemble lui faisaient désirer passionnément de