‹ Etudes robespierristesChapitre 41 sur 87 · I. Voir plus haut la note de la page · texte numérisé non relu

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Julien de Toulouse était alors à Orléans en mission. L'abbé lui écrivit, le 9 avril, pour lui exposer ses alarmes. Il lui demanda de revenir à Paris prendre sa défense et il fit valoir, pour le décider, des raisons d'importance. Il le coucherait sur son testament ! Sa lettre, qui figure maintenant au dossier du procès des dantonistes', est trop curieuse pour qu'on ne la publie pas :

Je vous l'avais bien dit ! Dès que j'aurais le malheur de vous perdre, on en profiterait pour me tourmenter.

A peine la nouvelle de la trahison de Dumouriez estelle parvenue icy, que le Comité de defTence Çsic) générale a donné ordre de mettre les scellés sur les papiers de plusieurs individus, dont j'étais un.

Cette démarche ne m'a point surpris. Je vous avoue même qu'elle m'a fait en quelque sorte plaisir. Je me sviis dit : tout le public croit que j'étais trop lié avec Dumouriez pour que je ne fusse pas son complice. La levée des scellés justifiera que je n'avais aucunes relations avec le scélérat et mon innocence sera hautement reconnue.

Les scellés ont été en effet levés. L'on n'y a rien trouvé qui pût fournir même prétexte à une inculpation. J'ai cru dès lors que tout était terminé ; point du tout, le Comité de surveillance a donné un mandat d'arrêt pour me transférer à labbaye.

Je me suis tenu caché, espérant qu'un génie tutélaire vous ramènerait en cette ville et que je pourrais faire entendre raison au Comité. Je lui ai adressé une lettre à laquelle je défie qu'on réponde. Sur ces entrefaites est arrivée une dénonciation au Comité portant que la

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