‹ Etudes robespierristesChapitre 53 sur 87 · I. Lettre du 1 1 juillet, datée de Bayeux · texte numérisé non relu

I. Lettre du 1 1 juillet, datée de Bayeux

3. Trois jours après, Julien demandait l'arrestation de Fauchet.

3. Encore un mot à mes détracteurs. Julien (de Toulouse), représentant du peuple à la Convention nationale (floréal an III), pp. i5-i6.

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Ainsi d'Espagnac était une victime de la tyrannie et c'était par pure bonté d'âme que Julien lui était venu en aide. Si Julien réclamait et votait des lois terribles contre les émigrés, c'était afin de pouvoir se donner le plaisir de manifester sa bonté en soustrayant à leur application le plus de coupables possible !

A la tribune, Julien fulminait contre les Girondins, dont il trouvait la punition trop tardive \ Mais, au Comité de Sûreté générale, Julien était un autre homme. Il s'efforçait de mériter les bénédictions de ces mêmes Girondins qu'il proscrivait en paroles. Dans le moment même où il demandait la tête de Fauchet et de Deperret et où il s'indignait du retard du procès des 22, il entretenait avec l'un d'eux, Lasource, ancien pasteur comme lui, une correspondance intime, il partageait avec lui «le pain de l'amitié », comme il dit, il soulageait sa détresse, et il se vantera plus tard de ces services rendus comme d'un titre à l'indulgence des Thermidoriens.

Un autre Girondin, également très compromis, Boyer-Fonfrède, lui demandait une conférence « pour arranger les articles qui concernaient son département » dans le grand rapport que le Comité l'avait chargé de rédiger sur les administrations rebelles, et, naturellement, Julien accordait la conférence et arrangeait les articles.

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