‹ Etudes robespierristesChapitre 75 sur 87 · Louis Blanc, t. II, p. !\82, a« col · texte numérisé non relu

Louis Blanc, t. II, p. !\82, a« col

2. Rapport de E. B. Courtois de i6 nivôse, p. i8o. C'est Courtois qui souligne.

LA POLITIQUE DE ROBESPIERRE agS

intérieurs viennent des bourgeois ; pour vaincre les

BOURGEOIS, IL FAUT RALLIER LE PEUPLE. Tout était

disposé pour mettre le peuple sous le joug des bourgeois et faire périr les défenseurs de la République sur l'écliafaud. Ils ont triomphé à Marseille, à Bordeaux, à Lyon, ils auraient triomphé à Paris, sans l'insurrection actuelle'. »

Qu'on cherche dans toute l'œuvre de Danton des phrases pareilles, on ne les trouvera pas et remarquez que ces phrases ont été écrites pour Robespierre seul, qu'elles résument ses réflexions intimes, par conséquent qu'elles nous dévoilent le fond de sa pensée.

Qu'importe après cela que Robespierre n'ait pas laissé comme tant de ses contemporains de belles théories, un système ingénieusement échafaudé où le communisme aurait été démontré par A-}-B? En est-il moins socialiste ? 11 l'est infiniment plus à mon sens que ces artistes, si nombreux aujourd'hui, qui mettent constamment leur socialisme dans les mots et dans les affiches pour ne pas avoir à le mettre dans les faits.

Robespierre a personnifié deux choses également essentielles dans une république qui veut vivre : le culte des principes et le dévouement au bien public. Qui pourrait dire que son exemple n'a plus besoin d'être rappelé, qu'il n'y a pas de leçon à tirer ni de sa vie ni de sa politique?

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