‹ Études scientifiques [microforme]Chapitre 30 sur 40 · PP RTE PRESSE RE RP · texte numérisé non relu

PP RTE PRESSE RE RP

traînée plus longue encore descend du Pepandajan et permet aussi de remonte la ligne du courant boueux jusque dans le cratère, rempli par une nappe

de rochers. L'immense cône du volcan Lawu est!

traversée par une large fissure, remplie également de ruines ; sans les troncs d'arbres qui forment des ponts naturels d’un roc à l'autre, on ne pourrait gravir cette pente hérissée.

Les éruptions des volcans des Andes sont, comme celles des volcans javanais, signalées par la formation des torrents boueux; mais on ne peut attribuer ce phénomène aux mêmes causes, du moins dans tous les cas. Les neiges éternelles qui couronnent ces hautes montagnes sont quelquefois fondues par les vapeurs qui sortent des volcans, et produisent alors de subites inondations. C’est ainsi qu’en 1803 l'immense coupole qui couronne le sommet du Cotopaxi disparut entièrement dans l’espace d’une nuit. Suivant M. de Humboldt et M. Boussingault, les montagnes trachytiques des Cordillères sont pénétrées d’une multitude de cavités qui se remplissent d’eau par une lente infiltration. Les ébranlements qui accompagnent les éruptions les vident , et les eaux souterraines, souvent peuplées d'une myltitude de petits poissons, sont expulsées. Ce phénomène singulier accompagna l’éruption du Carguairazo en 1698 et celle du volcan Imbaburu en 1671. Les observations, malheureusement si peu nombreuses, que l’on possède aujourd’hui sur les volcans des Andes nous laissent encore ignorer si les fleuves boueux qui en descendent sont

Dans l’émor an Pichinch:

ajan ant appe 1] est | ment | des 1rrait

mme

ation

er ce

{ous

hau-

S Va= rs de nense dispaaivant agnes d’une ir une gnent , SOUsons, pagna volcan reuseujourencore nt sont

lus uniquement à la fonte des neiges et au déversenent des réservoirs intérieurs. La boue transportée ns les vallées et les plateaux, nommée par les nturels moya, est formée par des matériaux volcaiiques et les débris des roches qu'ont décomposées ks vapeurs souterraines.

Dans l’émouvant récit de son ascension sur le volan Pichincha , voisin de Quito et rendu autrelois tlèbre par les travaux de La Condamine et de Bouer, M. de Hurhboldt note un fait singulier, qui ne paraît pourtant établir un trait de rapprochement atre les éruptions des volcans de Java et celles des

Buolcans des Andes. Le célèbre voyageur mentionne

le nombreux blocs aux arêtes aiguës épars au pied lu volcan de Pichincha, dans un lieu qu'on nomme h Plaine de Pierres. « Je crois, écrit-il à ce sujet, que ces roches n'ont pas été lancées par le cratère ituel du Pichincha, mais que peut-être, lors des rremiers soulèvements de la montagne, elles ont été mécipitées du sommet à travers la crevasse du Cunlurguachana. »

M. Sébastien Wisse, qui, plus heureux que M. de Humboldt, réussit à pénétrer en 1845 au fond du giganksque cratère du Pichincha, a été de même conduit à croire que ces blocs de rochers, qui ont parfois trois mètres de diamètre, ne peuvent avoir été reje- &s par une explosion du cratère actuel; la traînée des blocs erratiques en est éloignée de plus de six mille mètres. Les traditions des natifs s'accordent éanmoins à leur attribuer une origine volcanique.

Ne pourrait-on pas admettre avec quelque apparence de raison qu'ils ont été amenés à la place qu'ils occupent aujourd’hui par des torrents boueux, pareils à ceux qui ont rempli de débris les grandes vallées ouvertes sur les flancs des volcans javanais? Cette

opinion est d'autant moins improbable que, suivant

M. de Humboldt, les plateaux qui entourent la montagne volcanique du Pichincha ont dû être plusieurs fois inondés, et qu’au dire du colonel Hall, dans l’intervalle des années 1828 et 1831, des matières boueuses ont été déversées du cratère actuel, Toutes les éruptions des volcans de Java ne sont point accompagnées de torrents de boue qui inondent et détruisent les forèts,les champs et les villages ; un grand nombre de ces volcans ne rejettent que des débris et des cendres. Ces éruptions sèches caractérisent les volcans les plus agités de l’île, tels que le Lamongan, le Séméru, le Guntur et le Merapi. Comme Stromboli dans l'archipel des îles Éoliennes, le Lamongan et le Séméru sont dans un état d'irritation permanente ; mais tous les phénomènes volcanianes se bor-

nent à des jets de débris incandescents qui retombent]

dans le cratère ou roulent sur les flancs de la montagne. La nuit, le sommet de ces volcans s’entoure d’une rouge lueur. Les explosions ont lieu à un quart d'heure ou une demi-heure d'intervalle dans le Lamongan, toutes les deux ou trois heures dans le Séméru. Après ces deux volcans, le Guntur ou Mont- Tonnerre est le plus actif de Java: il se passe rarement quelques mois sans que des cendres, du sable,

des fragmer terribles dét sm qu’elle

Bdriolcan n’ont

l'hui, les no rents qui rec

gularités de | non-seulemet æssion des éi

On trouve :

Ds montagn:

hnces, à peu

les fragments de roche n’en soient rejetés avec de erribles détonations, qui ont valu à la montagne le som qu’elle porte dans le pays. Les éruptions de ce Milcan n'ont pas toujours été sèches comme aujourl'hui; les nombreuses collines de matériaux incohérnts qui recouvrent les pentes les plus douces de la montagne ont été formées autrefois au sein d’immenses fleuves boueux. Ainsi les phases et les irrésularités de l’activité souterraine peuvent s’observer on-seulement d’un volcan à l’autre, mais dans la sucession des éruptions de la même bouche volcanique. On trouve à Java, dans les cratères, sur les flancs ds montagnes, parfois même à de très-grandes dishnces, à peu près tous les exemples de phénomènes wlcaniques secondaires. Solfatares, émanations de peurs et de gaz, lacs et volcans boueux, sources l'eau chaude, tous ces phénomènes forment en quelque sorte une progression descendante, qui nulle pt ne peut être mieux observée. La variété de ces itions est d’ailleurs en rapport intime avec celle que présentent les formes des montagnes volcaniques. Nulle part les dégradations subies par ce qu’on pournit appeler le volcan primitif n’ont été aussi rapides, i cause sans doute du caractère explosif de toutes les truptions et de l'abondance de débris incohérents qui, se trouvant rejetés, forment des édifices dont ks contours sont changeants et éphémères. Quelques blcans de cette île présentent une très-grande simlicité de traits; ce sont de simples cônes de débris harfaitement réguliers, couronnant une montagne

trachytique. Quelquefois on reconnaît encore lei

bords d’un cirque primitif pareil à la Somma du Vé suve : ainsi les immenses cônes du Tampomas et d Merapi remplissent une enceinte fermée par une mu raille à peu près circulaire. Un des massifs volcani ques les plus remarquables est le mont Tengger. La

cirque qui forme le sommet de la montagne a ? kilol mètres de diamètre, le fond est situé à 2200 mètres

au-dessus du niveau de la mer; c'est un véritable désert africain, et les Javanais l’appellent, on l’a vu la Mer de Sable. Quand le soleil tropical l’échauffe on y observe très-fréquemment le phénomène du mi rage. Vers le milieu de la Mer de Sable s’élèven trois petits cônes d’éruption, dont l’un a 500 mètres

le second 300 mètres, et le troisième 260 mètres d’é4

lévation au-dessus du plateau. Le plus petit de ces cônes, le Bromo, est seul actif. La bouche volcanique est remplie par un lac constamment agité par les va peurs souterraines qui s’en dégagent. Ces trois cônes d’éruption, juxtaposés ou plutôt greffés les uns su les autres, s'élèvent en ligne droite sur une même fi

sure. Mais le trait le plus singulier qu'on puisse obser+er dans la constitution du Tengger est une grande vallée de déchirement ouverte sur le flanc de la montagne, et qui s’élargit à mesure qu’on appro che du sommet. Ces ruptures, produites par soulève

ment, sont très-fréquentes à Java. Les cratères des monts Salak, Tengger, Telerep, Merbabu, Merapi el Lawu sont traversés par des fentes immenses; parfois plusieurs fissures traversent toute l’épaisseur du vol

on : alors il

L détachés, se

comme dans ordinaireme:

convulsions :

ine ruine il reconstruire pour le Ring truptions on

Il est un f ans des Ant procher le p furnissent a ruptures et d boldt en dor

voir dans la démantelé et

re les

lu Ve

s et du 1e mu plcani rer. Le 7 kilo4

mètres

britable l'a vu haufle, du mi 'élèven mètres

res d'é4

de ces canique r les va is CÔnes uns Su ême fi | puissé est une flanc de L appro soulève ères des Lerapi el 3 parfois r du vol

Dan: alors il ne reste plus que des sortes de piliers Miétachés, sans aucune apparence de régularité,

mme dans le volcan Willis. Ces volcans étoilés sont wdinairement éteints. Enfin souvent les dernières

Donvulsions volcaniques font de la montagne entière

me ruine informe, où l'esprit cherche en vain à reconstruire l'édifice primitif; c’est ce qui est arrivé pour le Ringgit et la plupart des volcans dont les truptions ont été le plus terribles.

Il est un fait bien remarquable, c’est que les volans des Andes, dont les éruptions semblent se rapprocher le plus de celles des volcans javanais, nous burnissent aussi les exemples les plus frappants de ruptures et d’écroulements semblables. M. de Humboldt en donne pour exemples le Carguairazo, les deux pyramides d’Ilinissa, et le Capac-Urcu, aujourd'hui appelé Cerro-del-Altar. I] n’y a pas liea de s’étonner que les volcans qui ne donnent point de laves wient ceux dont les formes subissent les altérations ls plus rapides, parce que les éruptions gazeuses ont le caractère de véritables explosions. Léopold de Buch comparait le volcan régulier de Ténériffe à une tour défendue par un fossé et des bastions : il n'aurait pu voir dans la plupart des volcans javanais qu’un fort démantelé et déchiré par les brèches d’un siége. Il y en a quelques-uns dont la structure première est presque impossible à démèêler : tel est celui qui porte le nom d’Idjeng. Il ne reste dé l’enceinte primitive que quelques piliers séparés : sur un plateau qui s’étend à 1800 mètres d'altitude au-dessus de la mer,

s'élèvent jusqu’à dix cônes d’éruption. L'un d'eux, le mont Raon, est véritablement gigantesque : il 4 3160 mètres de hauteur. Le cratère du Raon est le gouffre le plus profond de tout Java : il a 3 kilomètres! de largeur, et les parois ont 660 mètres de hauteur, de sorte qu'une pyramide quatre fois plus élevée que la plus grande pyramide d'Égypte pourrait y être placée sans qu'on en aperçüt le sommet.

En face de Raon, sur la marge opposée de l’ancienne enciente, est le cône de l’Idjeng proprement dit. Cette montagne fut visitée autrefois par le naturaliste français Leschenault de La Tour, qui vit, au fond du gouffre cratériforme creusé dans le sommet, un lac qui existe encore aujourd'hui, perdu à une immense profondeur. De tous les groupes volcaniques de Java, celui où les vestiges de la structure primitive sont le plus altérés, et qui présente les plus grandes singularités, est celui qui porte le nom de Dieng. L'ancienne enceinte forme une crète montagpeuse qui présente des pentes douces à l'extérieur, escarpées à l’intérieur. Le fond est aujourd'hui hérissé d’une multitude de petites sommités : on y voit de petits cônes d'éruption encore actifs, des solfatares et des lacs. Là se trouve la fameuse Vallée de la Mort de Java, vaste entonnoir d’où se dégage constamment de l’acide carbonique, ct qui est rempli par les ossements des animaux qui vont s’y aventurer. Le phteau principal a donné son nom au volcan; situé à 3000 mètres d’élévation au-dessus de la mer, il est couvert de pâturages et semé de riants villages.

N Ce n'est pa D trahit l’activité sur presque t grandes distar bondance des et des marais diverse nature mraissent insi grandes érupti és; ils trahiss saccomplissen:

pourrait les cor on remue une t à la fumée q iifice longtem boute sa fureur

te historique.

position en ch structure singul rissée, les réact avoir montré voir en action « qui interrompe qu'apparent. C

ieur, ji hé- AU {ares Mort ment OSSee platué à il est

ÉTUDES SCIENTIFIQUES. 239 Ce n’est pas seulement dans les cratères que se

à trahit l’activité volcanique ; on en rencontre des traces

sur presque toute la surface de Java, parfois à de grandes distances des montagnes. On y trouve en bondance des sources chaudes et minérales, des lacs et des marais boueux, d’où se dégagent des gaz de diverse nature. Ces phénomènes secondaires, qui mraissent insignifiants quand on les compare aux grandes éruptions, méritent néanmoins d’être signals; ils trahissent à tout moment les réactions qui satcomplissent dans les laboratoires souterrains. On pourrait les comparer à l’étincelle qui se ravive quand n remue une cendre qu’on croyait refroidie, ou plutà la fumée qui sort en imperceptibles traînées d’un äifice longtemps avant que l'incendie n’éclate dans toute sa fureur.

L'étude complète d’une région volcanique comprend deux parties, l’une purement descriptive, l’aute historique. Nous venons de faire connaître la disposition en chaînes des volcans de l’île de Java, la structure singulière des montagnes dont elle est hénissée, les réactions chimiques qu’on y observe. Après avoir montré les volcans en repos, il faut les faire voir en action et rappeler les éruptions formidables. qui interrompent de temps à autre un calme qui n’est qu'apparent. Ces éruptions se renouvellent si souvent

à Java, que j'ai dû me borner aux plus remarquable

et faire un choix dans la longue liste des catastrophe}

dont cette région a été le théâtre.

Le volcan Ringgit était jadis une des plus haute montagnes de l’île : en 1586, à la suite d’une érup

tion terrible, il s’effondra et tomba en ruines. Cell événement coûta la vie à dix mille habitants. Pendanl

dix ans, les navigateurs virent sortir du sommet un( noire et immense colonne de fumée ; le fameux navi gateur Cornélis Houtman, entre autres, l’aperçut en core en 1596. Aujourd’hui le volcan est complétemen

éteint ; il n’en reste plus qu’un gigantesque pilier!

entouré de ruines incohérentes.

En 1772 eut lieu l’éruption du volcan Pepandajan qui fait partie de la double chaîne volcanique situé

dans la partie occidentale de Java : quarante village@k

furent détruits dans une nuit. Le lendemain, les habi tants qui avaient échappé au désastre remarquèren que la cime du volcan s'était affaissée. D’après quel ques récits, cette éruption aurait été suivie d’un ef fondrement général de la montagne. En remontan aux documents originaux sur lesquels cette opinio s’est fondée, M. Junghuhn a cru reconnaître qu'’ell repose sur une fausse interprétation des rapports de indigènes, fort naturelle à une époque où les Hollan dais connaissaient très-imparfaitement les langue des îles de la Sonde. Il n’y eut, d’après lui, d’autr affaissement que celui du cône éphémère de débri qui couronnait le volcan. La quantité de fragment qui recouvrent les pentes de la montagne est véi

à hblement e

rant boueu cratère jusc plus grande kilomètres ; chytiques, p diamètre ; le

En même volcans de J 19 lieues , le plus rapproc extrêmemen repos.

Le cratère signes de vol boueux agité ans de bou sommet, on émanations, ordonné d’u chines éont e hit donner :

qui veut dire

à hblement effrayante : on peut suivre la trace du cou-

rant baueux qui les a transportés depuis le milieu du cratère jusqu’à une distance de 12 kilomètres; la plus grande largeur de ce champ de débris est de 4 kilomètres ; tout cet espace est jonché de blocs trachytiques, plus ou moins scoriacés, de 2 à 3 pieds de diamètre ; les intervalles sont remplis par du sable.

En même temps que le Pepandajan, deux autres volcans de Java firent irruption : le Tjerimaï, situé à 19 lieues , le Slamat à 35 lieues. Un volcan beaucoup plus rapproché, le Guntur, alors comme aujourd’hui extrêmement actif, ne sortit pourtant pas de son repos. |

Le cratère de Pepandajan présente encore tous les

Msgnes de volcanicité que l'on rencontre à Java : lacs

est véri

boueux agités par des vapeurs, solfatares, petits volans de boue, sources chaudes. En approchant du sommet, on entend le bruit confus de toutes ces imanations, que M. Junghuhn compare au vacarme ordonné d’une usine où un grand nombre de machines sont en mouvement : c’est ce qui à sans doute hit donner à la montagne le nom de Pepandajan, qui veut dire la forge. Les petits volcans de boue dissminés dans le cratère ont de 2 à 4 pieds de hauteur : is ont un petit cratère circulaire, d’où sort de temps en temps, à des intervalles très-réguliers, un jet d’eau trouble et chaude extrêmement violent. Ces petits cônes deviennent de plus en plus élevés par l’accumuktion de la boue qui se dessèche à l’air jusqu’au jour où un ébranlement subit fait écrouler tout l’édifice.

0 GO ARTE RITES PE Edo PP PR RE manne eme nn. -

La plus terrible éruption dont on ait gardé ] souvenir dans les îles de la Sonde n’eut pas lieu Java même, mais dans l’île de Sumbawa, qui en formel en quelque sorte le prolongement oriental, et se rattache à la même chaîne volcanique. Cette éruptior

est peut-être la plus effrayante qu'on puisse trouverf

dans l’histoire des volcans du monde entier : elle re monte à quarante ans seulement, et pourtant qu

s'en souvient, hormis quelques géologues? Qui sait

le nom et la place du volcan Temboro? Il sembl

que les catastrophes les plus épouvantables ne puis

sent nous toucher que quand elles sont près de nous} ou qu'elles se mêlent à des souvenirs qui nous son devenus familiers. On va remuer la cendre qui a en seveli Pompéi et nous a fidèlement gardé à traver

les siècles les trésors et les raffinements du goût an

tique : on ne compte pas les forêts et les plantation des îles de la Sonde que la cendre a ensevelies. Per sonne n'ignore comment périt Pline l'Ancien e l'an 79. Qui sut jamais ou se rappelle qu’en 1815 l'é ruption du Temboro coûta la vie à plus de 50.000 per sonnes ?

Il est heureux qu’à cette époque sir Stamford Raflle ait été gouverneur de Java : il se hâta d'envoyer ui navire, commandé par le lieutenant Owen Phillips] pour recueillir des informations détaillées sur l’éru tion. Elle commença le 5 avril avec d’épouvantable explosions, et atteignit cinq jours après seulement! plus haut degré d'intensité : d'énormes coionnes i fumée sortaient du cratère, et cachaient entièremel

lesommet di

Loouverts de LLes champs

de la monta, un désert sté:

ls uns sous bock, bien q rement reco:

de 2 pieds :

La quantit can est vérit:

nant Owen P vloppée de d'en sortir p ques changè:

126 lieues de qu'à 180 lie points qui so

es. Per cien € 815 l'é

ÉTUDES SCIENTIFIQUES. 293 le sommet de la montagne, dont tous les flancs étaient

Loouverts de débris incandescents et de cendre fine. D Les champs cultivés qui recouvraient toutes les pentes

de la montagne furent convertis en peu de temps en un désert stérile, 12 000 habitants périrent à Sumbawa, ls uns sous les débris, les autres brûlés. L'ile Lombock, bien que située à 36 lieues environ, fut entièrement recouverte d’une couche de cendres épaisse de 2 pieds : 44000 personnes y périrent de faim. La quantité de cendres qui fut expulsée par le volcan est véritablement énorme : le 18 avril, le lieutenant Owen Phillips vit encore toute la montagne envloppée de nuages obscurs , et la fumée ne cessa d'en sortir pendant trois mois. Les cendres volcaniques changèrent le jour en une nuït profonde jusqu’à 126 lieues de distance, et obscurcirent le soleil jusqu'à 180 lieues; elles furent transportées en des points qui sont aussi éloignés du Temboro que Turin ou Marseille du Vésuve, ou Londres des volcans éteints de l'Auvergne, et couvrirent une ellipse dont h surface est plus grande que l'Allemagne tout entière. On reste peut-être au-dessous de la vérité en admettant qu’il tomba en moyenne sur cette immense étendue 2 pieds de cendres. En acceptant ce chiffre, on arrive par le calcul à un volume total à peu près triple du volume du Mont-Blanc. On ne connaît pas d'autre exemple d’une aussi énorme quantité de matières sorties d’un volcan, sauf le courant de lave qui descendit en 1785 du Skaptar-Jokui en Islande, et qui recouvrit 160 kilomètres carrés environ sur 100

mètres de hauteur moyenne. Ce volume est le double du précédent, et représente six fois celui du Mont- Blanc.

Les détonations, pareilles à une forte canonnade, qui accompagnèrent les débuts de l’éruption se propagèrent dans un espace elliptique beaucoup plus étendu : on les entendit dans l’île entière de Java, dans les Célèbes, à Ternate, dans les îles Moluques jusqu’à la Nouvelle-Guinée, dans la plus grande partie de Sumatra, et jusque dans le nord-est de l’Aus-

tralie. Le plus grand axe de cette grande ellipse était À

à peu près dirigé de l’est à l’ouest, c'est-à-dire dans le sens de la grande série volcanique de Java, et avait 700 lieues de longueur. Si le Vésuve eût été le centre d’une pareille éruption, les bruits auraient pu être entendus jusqu’à Odessa en Russie, dans toute l’Allemagne jusqu’à Dantzik, en France jusqu’à Cherboursg, en Espagne jusque vers Grenade, dans toute l’Algérie ct la régence de Tunis, et dans une assez grande partie de l'Asie Mineure. Le 10 avril, par conséquent cinq jours après le commencement de l'éruption, dans un golfe voisin, l'air étant parfaitement calme, la mer fut remuée et soulevée pendant trois minutes à 12 pieds plus haut qu’au moment des plus puissantes marées. Le même jour, une trombe de vent exerça pendant une heure, près du Temboro, les plus terribles ravages, et emporta sur son passage les hommes, les arbres, et jusqu’à des maisons. Les éruptions ordinaires de Java ne sont que des miniatures, lorsqu’on les compare à ce terrible événe-

ment. L’influe ne s'étend gé u-dessous d mème, tels q llerapi, le Sé l'une ceintur chauve et aric aniques ne

miegré d’inten:

qui, par cert kention.

En contint

prit au mois l'eau en devi \une heure une detnata

tirent monte gieuse, une i

ble ont-

ide,

r'oplus AVA , ques par- Aus-

était À

ans avait entre ètre Alle- )urg, gérie ande quent tion, Îme, nutes puisvent ), les ssage À e des véne:

nent. L'influence destructive des débris incandescents ne s'étend généralement guère à plus de 500 mètres u-dessous du sommet des volcans. Les plus actifs mème, tels qne le Gédé, le Slamat, le Lamongan, le Merapi, le Séméru, sont entourés sur leurs pentes dune ceinture de forêts épaisses; la cime seule est hauve et aride. Toutefois l'intérêt des éruptions volaniques ne doit pas se mesurer seulement par le legré d'intensité, et parmi les plus faibles il y en à qui, par certains caractères, méritent d'attirer l’atention.

En continuant à suivre l'ordre chronologique,

ah principale éruption qu’on doive mentionner est

elle du Gelung-Gung, qui ne remonte qu’à 1822 : N. Junghuhn a recueilli des détails très-circonstandés sur cet événement. Ce volcan est situé près de la chaîne qui occupe la partie occidentale de l’île: il fait complétement éteint avant 1822, et les Javanais ne soupçonnaient même point la nature volcanique de la montagne. L'ancien cratère formait un cirque enfermé entre des hauteurs: le torrent qui en sortait prit au mois de juin 1822 une apparence laiteuse ; l'eau en devint astringente et se chargea d’alumine. \une heure après midi, l’éruption commença par une détonation qu’on entendit au même instant dans but Java. Réveillés en sursaut du sommeil auquel is se livrent chaque jour à ce moment où la chaleur est accablante, les habitants les plus voisins du volcan tirent monter dans les airs, avec une vitesse prodigieuse, une immense colonne de fumée noire, sillon-

née par les lignes obliques de quelques éclairs, En peu d’instants, le jour se changea en une nuit épaisse, et un grand nombre d'hommes périrent sous la pluie volcanique qui retombait autour du cratère, En même temps, des torrents d’eau chaude mélés avec de la boue et des fragments de roches descendirent du volcan et convertirent en quelques minutes les villages, les forêts, les champs de riz, situés au pied de la

montagne, en un lac fumant où surnageaient leshi arbres, les cadavres et les débris. Ces torrents brisi-&

rent tous les ponts et allèrent très-loin produire de grandes inondations, qui causèrent encore la mort d'un grand nombre de fuyards. À cinq heures du soir, tout était fini; mais quelques jours après survint une nouvelle éruption plus terrible. Elle commença la nuit, vers neuf heures; le volcan se remit à vomir de la boue et de l’eau chaude. Les habitants se réfugièrent sur de petits monticules formés à la suite d’éruptions plus anciennes et disséminés en trèsgrand nombre au pied de la montagne; mais l’inondation finit par emporter presque tous ces obstacles, et 2000 personnes périrent encore au milieu des eaux ; d’autres moururerit de faim sur les monticules qui résistérent au courant, et où ils demeurèrun abandonnés. Les natifs qui échappèrent à cette catastrophe ne trouvaient plus sous les débris accumulés la piace de leurs villages disparus. Les torrents boueux de 1 nouvelle éruption laissèrent pour trace dernière ne énorne quantité de monticules : il y en a au. moins dix mille disséminés sur le trajet du cou-

rant, il res anciens, et montagne, vomi aupai dérables, A Gelung-Gu complétem d'épaisses f verdure s’é aperçoit de cline douce ment le re.

Le mont Java ; il à en 1848.To par un sab tres enviro lées d’éros en terrasse sure qu'on le niveau 6 éruptions.

même te

très-grand chaude, à

stacles, eu des iticules drèr ei te cataumulés orrents ir trace ilyen ju cou-

rant, il reste aussi un certain nombre de monticules anciens, et comme ils sont éloignés du sommet de la montagne, on peut en conclure que le volcan avait vomi auparavant des masses d’eau encore plus considérables. Aujourd’hui on reconnaît à peine dans le Gelung-Gung la trace d'un cratère. La crête en est complétement démantelée: tout est recouvert par d'épaisses forêts; seulement au-dessus du manteau de verdure s'élève lentement un nuage blanchâtre. On aperçoit de très-loin ce panache de vapeurs qui s’incline doucement sous la brise et couronne éternellement le redoutable sommet.

Le mont Kélut est un des volcans les plus actifs de Java ; il a fait éruption en 1811, en 1825, en 1835, en 1848. Tous les flancs de la montagne sont recouverts par un sable gris et fin, sur une épaisseur de 50 mètres environ ; on arrive au sommet en suivant les vallées d’érosion qui y sont creusées et sont découpées en terrasses régulières, de plus en plus étroites à mesure qu’on s'élève. Ces vallées indiquent la marche et le niveau des inondations qui ont suivi les grandes éruptions. En 1826, le volcan du Kélut fit éruption en même temps que le cône de Pakuadjo, bouche aujourd’hui active du volcan Dieng, qui s'élève à une très-grande distance du Kélut. Des torrents d’eau chaude, acide et corrosive, entraînant une graude quantité de sable, descendirent par toutes les vallées et détruisirent partout les forèts et les sawahs ; la boue arriva encore chauëk.et fumante sur les pentes inférieures de la montagne. En 1988, il sortit de nouveau

du volcan d'énormes jets d'une eau chaude et acide qui s’écoula de même par les vallées d’érosion. L'é. ruption de 1848 fut plus violente; les détonations qui l’accompagnèrent furent entendues dans une grande partie de l'archipel indien, jusqu’à Macassar et dans

les Célèbes : chose singulière, on n’entendit rien à Ë

Batavia. Ainsi les bruits souterrains semblent se propager dans des directions déterminées, qui sont en rapport avec le système des fissures, auquel il faut rattacher la direction des chaînes volcaniques. L’truption fut d'abord sèche: il tomba une quantité considérable de cendre chauffée qui alluma les forèts; bientôt après un orage électrique se forma au-dessus du cratère, tous les torrents se gonflèrent et inondèrent en peu de temps tous les alentours.

Je mentionnerai encore, en terminant, l’éruption du mont Guntur, qui eut lieu en 1843, parce qu'elle peut donner une idée de la hauteur extraordinaire à laquelle s’élèvent les cendres volcaniques. M. Junghuhn se trouvait, au moment de l’éruption, dans le voisinage de ce volcan. Il assure que le jour de l’événement on voyait des nuages arrondis voyager dans le ciel à deux mille mètres environ de hauteur. Audessus on distinguait les longues traînées des nuages qui flottaient dans la région supérieure de l’atmosphère. On vit bientôt monter sur l'horizon un nuage gris qui, en deux heures, s’étendil peu à peu jusqu'au zénith et envahit de plus en plus le ciel : c’étaient les cendres que le Guntur avait vomies et qu’emportait le vent. La teinte de cette grande nappe opaque con-

trastait avec aperçut enc cendres vole

ombre de p à jets, Le derr M nuage noir terre. Il fall A cendres ton A cieuse, et Aéchircit d

Nous avo mènes qui « de l’activité ceux qu’on on se trouvi ques consid

| volcaniques

et des voyag lentes qui p comme les rante, ser : les

forces soute dans les pri voit qu'ils

vent diffère donc qu’il turelle des v

uages atmonuage qu'au nt les ortait > CON-

trastait avec la blancheur des nuages ordinaires, qu’on aperçut encore pendant quelque temps au-dessous des cendres volcaniques; mais bientôt ils disparurent, une

ombre de plus en plus épaisse recouvrit tous les ob- DA lets; le dernier segment de ciel bleu s’obscurcit, et le D nuage noir se déploya comme un voile épais sur la À terre. Il fallut allumer des lampes ct des torches. Les

cendres tombaient peu à peu en pluie lente et silencieuse, et après quelques heures seulement le ciel s'éclaircit de nouveau par degrés.

Nous avons cherché à faire connaître les phénomènes qui caractérisent les phases les plus extrêmes de l’activité volcanique à Java. En les comparant à eux qu’on observe dans les autres régions du globe, on se trouve naturellement amené à présenter quelques considérations générales sur l’action des forces

| volcaniques. En lisant les descriptions des géologues

et des voyageurs, on reconnaît bientôt que les actions lentes qui préparent les éruptions, ou leur survivent comme les derniers symptômes d’une vitalité expirante, se ressemblent dans toutes les parties de la trre : les derniers effets de la volcanicité, si l’on pouvait s'exprimer ainsi, semblent être partout les mêmes. Au contraire, si l’on observe les effets des forces souterraines à leur plus haut degré d’irritation dans les principaux districts volcaniques du globe, on voit qu’ils ne sont pas toujours semblables, et souvent diffèrent entièrement de l’un à l’autre. Il semble donc qu’il soit permis d'établir une classification naturelle des volcans. Si, comme le fait M. de Humboldt,

il faut les définir « des canaux qui établissent une communication entre l'atmosphère et les parties internes du globe, » il est naturel qu'on mesure l'intensité * volcanique par la facilité plus ou moins grande avec laquelle s’établit cette communication. On peut choisir

pour points de comparaison le grand volcan des îles

Sandwich, le Vésuve, et l’île même de Java.

Le volcan de l’île Hawaïi, qui fait partie de l’archipel des îles Sandwich, a été très-bien décrit dans le voyage du commodore américain Wilkes : les deux immenses cratères du Mouna-Loa, et du Mouna-Kilauea sont ouverts l’un au sommet, l’autre sur Je

flanc de la même protubérance volcanique. Le cra-

tère du Kilauea, d’après les mesures des officiers américains, n’a pas moins de 12 kilomètres de circuit; celui du Mouna-Loa a près de 6 kilomètres de

longueur sur 4 kilomètres de largeur ; tous deux ont

environ 1000 mètres de profondeur. La lave qui remplit le fond de ces gigantesques chaudières ne se refroidit jamais entièrement à la surface dans l’intervalle des éruptions ; il reste toujours un grand lac de lave liquide d’un rouge cerise éblouissant, par où les vapeurs s’échappeut librement et presque sans bruit, en rejetant la lave à une très-faible hauteur et for. mant au-dessus d’elle un nuage ;!luminé. Lorsqu'une éruption doit avoir lieu, la lave brise l'enveloppe refroidie et s’élève lentement. Avant que le lac de feu ait atteint les bords du cratère, la pression de cette énorme colonne liquide devient ordinairement assez forte pour crever les flancs du volcan. L'issue frayée,

la lave s’éc:

tère au niv donc vérite matière for

aucune dét

n'est acccor jetés en del reconnaisse qui la nuit devient alo:

de ne pas vi la plus ha Seulement lac de lave en ébullitio peuvent. ja:

et il est ac cendres et peurs peuvé une très-fo

archians le deux 1a-Kisur Je e craficiers le cirres de UX ont ve qui ne se ’interlac de où les

de feu e celle t assez frayée,

la lave s'écoule, elle redescend peu à peu dans le cratère au niveau habituel. Une pareille éruption n'est donc véritablement qu’un paisible déversement de matière fondue : le phénomène n’est annoncé par aucune détonation, aucune commotion violente; il n’est acccompagné d'aucune explosion de débris rejetés en dehors du volcan. Les habitans d'Hawaïi ne reconnaissent souvent l’éruption qu’à la lueur rouge qui la nuit enveloppe le sommet de la montagne, et devient alors plus intense. Il est pourtant impossible de ne pas voir dans ce phénomène, si calme qu'il soit, la plus haute expression de lactivité volcanique. Seulement les vapeurs, s’échappant sans cesse par le lac de lave comme les bulles qui montent dans l’eau en ébullition, n’ont qu’une très-faible pression, et ne peuvent. jamais s’accumuler en quantité suffisante pour produire des phénômènes explosifs.

Au Vésuve, l’activité volcanique présente une expression déjà amoindrie : l'écoulement des laves y est beaucoup moins considérable qu’au Mouna-Loa, et il est accompagné d’explosions qui rejettent des cendres et des fragments de lave refroidie. Les vapeurs peuvent atteindre dans la cheminée volcanique une très-forte pression, puisque sir James Hamilton, dans la description de l’éruption de 1779, rapporte que ces débris étaient entraînés jusqu’à la hauteur de 3000 mètres au-dessus du cratère.

Dans les volcans de Java, les conduits souterrains sont encore plus obstrués : la lave n’y circule point. Ces volcans ne font que rejeter une quantité immense

de fragments incohérents et de cendres qui s'élèvent à des hauteurs extrêmement considérables, pour retomber sur toutes les régions voisines. Toutes les montagnes volcaniques sont dominées par des cônes d'éruption. Souvent le même volcan en porte plusieurs dans le cratère primitif et d’autres sur jes flancs. Ce développement des cônes d’éruption donne à certains massifs un aspect irrégulier et pour ainsi dire tuherculeux. Il devient parfois difficile de démtler la structure première du volcan, défiguré par ces montagnes de débris, par les ruptures et les affaissements qui ont suivi l’éruption de matières arrachées en telle abondance aux entrailles trachytiques de la montagne ; mais ce qui donne aux volcans de l’île de Java un caractère tout particulier, c’est la quantité incroyable d’eau qui s’en échappe, et qui, se mêlant aux débris solides, forme des torrents boueux d’une nature singulière, où des blocs innombrables se trouvent entraînés à de très-grandes distances dans une pâte limoneuse formée par les cendres volcaniques. Ces volcans sont aussi remarquables par l'abondance des vapeurs sulfureuses qui s’en dégagent pour ainsi dire sans cesse. Mêlées avec la vapeur d’eau, elles corrodent et désagrégent lentement les roches, et préparent sourdement les matériaux des éruptions futures. Si l’on compare ces caractères généraux avec ceux des volcans des Andes, on trouvera entre les deux groupes une certaiae ressemblance. Les coulées de lave moderne sont rares dans les Andes ainsi qu'à Java ; seulement les éruptions de matières solides y

sont peu fré colosses trac par le dégag:

Quelles sot

volcanique? :

constamment

Jamais ? pour

tres de sir her que la ha

digard unc inf

depuis le tem perpétuelle ir hauteur ; les « l'élévation , s de l'Etna, qui des Andes ne qu'à des inte java sont pre ation. La ha influence aus bre des érup à Souvent pré lave des volc en fusion ne tolossales mo aussi rares d ls pitons so sortie des la moins excepti Java. L’Antisa

ent reles nes )lules nne insi méces faisnées e la e de ntité lant "une rouune ques.

ance ainsi COrépa- 1res.

Ceux deux S de qu'à les y

sont peu fréquentes, et l’activité de ces immenses wlosses trachytiques ne s'annonce d'ordinaire que par le dégagement des vapeurs souterraines.

Quelles sont donc les lois qui régissent l’activité diolcanique? Pourquoi certains volcans donnent-ils constamment des laves et d’autres n’en donnent-ils

Aaimais ? pourquoi les uns ont-ils de si fréquentes, les

autres de si rares éruptions ? On a souvent fait obser-hier que la hauteur des volcans semble exercer à cet igard une influence remarquable. Le Stromboli, qui, lepuis le temps où vivait Homère, est dans un état de perpétuelle irritation, n’a pas plus de 700 mètres de hauteur ; les éruptions du Vésuve, qui a 1181 mètres à l'élévation , se renouvellent plus souvent que celles de l'Etna, qui atteint 3313 mètres. Les volcans géants des Andes ne rejettent des vapeurs et des cendres qu'à des intervalles séculaires, tandis que ceux de java sont presque tous dans un état continuel d’irrilation. La hauteur des montagnes exerce-t-elle une influence aussi directe sur la nature que sur le nombre des éruptions ? C'est ce qui semble douteux. On asouvent prétendu qu'il ne sort point de coulées de lave des volcans des Andes, parce que les matières en fusion ne peuvent s’élever jusqu’au sommet de ces tolossales montagnes ; mais les coulées de lave sont aussi rares dans la chaîne volcanique de Java, dont ls pitons sont à un niveau beaucoup plus bas. La sortie des laves paraît mème être un phénomène moins exceptionnel dans les Andes que dans l’île de Java. L’Antisana, montagne voisine de Quito et haute

de 6378 mètres, a vomi plusieurs fois de la lave ; dans les Andes du Chili, on a vu descendre d’immen:ses coulées des flancs du volcan Antuco, qui s’élève à 5300 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La volcanicité terrestre a une intensité variable don on peut suivre tous les degrés dans les volcans actifs, depuis le grand volcan d'Hawaïi, d’où sortent sans cesse d'immenses fleuves de lave, jusqu'aux volcans de Java, d’où s'échappe seulement de l’eau. Quoique les volcans agissent d’une manière intermittente ct

assez variable, on put, en envisageant l’ensen:-l ble des phénomènes volcaniques dans une même ré-|

gion, y reconnaître certains caractères constants. On commence à examiner, avec les secours nouveaux de

l'analyse chimique, l’ordre dans lequel se dégagent}

les gaz et les vapeurs durant la même éruption, M. Charles Deville a entrepris récemment, avec beaucoup de succès, cette curieuse étude sur le Vésuve, Il n’est pas douteux que de telles recherches, entre-

prises comparativement dans plusieurs régions vol-

caniques, jetteraient un grand jour sur les questions encore obscures qui se rattachent aux réactions de l’intérieur de notre globe sur l'enveloppe externe. En comparant les phénomènes volcaniques dans diverses parties du globe, on arrivera à les grouper en une série tout à fait comparable à celle des phénomènes qui caractérisent, dans ses diverses phases, une éruption isolée ; la géographie des volcans se rattachera ainsi, par des liens de plus en plus évidents, avec leur histoire elle même.

L'émissio de l’activité dres et de

Lraint guèr

aujourd’hui et permane détruisit Pc d'activité, e une pluie d entièremen:

carbonique partie de le fois amenai qu'on peut cratères. Si se réveiller doute anno terre ; les c immense q solides et d une partie

s'élève

le don

ensen:-@ me ré-1

nts. On aux de

gagentk

uption,

rne. En s diver- 1per en phéno-

phases, |

s se ralvidents,

L'émission des laves représente le plus haut degré de l’activité volcanique ; mais les éruptions de cendres et de vapeurs sont les plus redoutables. On ne

À craint guère les éruptions du Vésuve, si fréquentes

aujourd’hui : la lave s’est frayé des passages faciles et permanents ; mais, avant la fameuse éruption qui détruisit Pompéi, le volcan ne donnait aucun signe d'activité, et l’on sait que la ville fut ensevelie sous une pluie de cendres. Les volcans de l'Auvergne sont entièrement éteints, et quelques émanations d’acide carbonique trahissent seules aujourd'hui, dans cette partie de la France, l’activité souterraine qui autrefois amenait au jour ces immenses coulées de lave qu'on peut suivre jusqu’à quatre ou cinq lieues des cratères. Si jamais les volcans d'Auvergne devaient se réveiller , les premières explosions seraient sans doute annoncées par de violents tremblements de terre ; les cratères nouveaux rejetteraient, avec une immense quantité de vapeurs et de gaz, des débris solides et des cendres qui retomberaient en pluie sur une partie peut-être considérable de la France.

D er

Page 1