DOCTRINE ET LITURGIE
I- JE 15; M ^ TcHENG KIAO TCHEN Ts'iuAN, « Véritable explication de la vraie religion. » Par i "[§ H Wang Tai- Yu, aussi désigné sous le surnom de ^ H :^ A Tchen houei lao jen ou le Véritable vieillard musulman. Préface de l'auteur, précédée par une autre, datée de lôSy, due à Ho Han-king, par une de i8oi provenant d'une édition faite à Canton et par une de Leang Yi-tsiun, remontant à l'année 1642, sous la dynastie Ming.
L'édition présente porte la date de 1873. Planches xylographiques conservées dans l'établissement f^%'M. P<^otchen-fang, de Kin-tch'eng (Tch'eng-tou, capitale de la province du Sseu-tch'ouan).
5 peu, ou fascicules chinois, répondant à notre format
ANALYSE d'ouvrages CHINOIS MAHOMETANS lOJ
in-8. Le premier pen est isolé, le deuxième et le troisième forment le i*"" livre {kiuan), le quatrième et le cinquième forment le 2^ livre.
Les préfaces de ce traité, qui semble bien être, comme l'avait remarqué l'archimandrite Palladius (Cf. Mahométistne en Chine, vol. II, p. 364, note), le plus ancien des ouvrages musulmans chinois que nous connaissions et peut-être le premier qui ait été publié en Chine, offrent un grand intérêt historique. L'auteur nous apprend qu'un de ses ancêtres, venu d'Arabie à la Cour du fondateur de la dynastie Ming (iSôS-iSgS), y fut retenu par cet empereur, qui l'employa à des calculs astronomiques et à la réforme du calendrier. Sa famille jouit des grâces que lui accorda ce souverain et se fixa dans le pays.
L'œuvre de Wang Tai-yu se compose de quarante chapitres. Elle est précédée, dans l'édition présente, d'additions ultérieures. Voici quelle est aujourd'hui l'économiede ce livre fondamental : — Premier fascicule. Préfaces, notions historiques, faveurs conférées au mahométisme sous la dynastie Ming. De la religion musulmane. Des Ouigours. De l'Arabie, T'ien-fang « Région céleste ». Du calendrier mahométan. Du grand Saint de l'Occident. Décrets impériaux chinois et rapports au trône intéressant l'islamisme (notamment la « Nouvelle religion » ouSin kiao), de l'année 172g à 1784. — Deuxième fascicule. Le vrai et unique (Dieu). L'origine du monde. La destinée. Bonté universelle. Le don de vérité {yi-ma-na, foi, source de l'intelligence). Du vrai saint. De la vérité apparente. Des changements dans la vérité. De l'altération de la vérité. Des divergences (religieuses). — Troisième fascicule. La vie. Du cœur sincère. La vie et la mort. Des qualités humaines. Des époux. Des anges et des démons. De la vraie religion. De la vraie étude. Du terme houei-houei. Attestations. — Quatrième fascicule.Des cinq devoirs constants. De la vraie fidélité. De la piété filiale absolue. De l'obéissance. De la direction en chef. De l'amitié. Du choix de sa demeure. De la préparation. De l'examen rationnel. De la participation à l'éveil intellectuel. — Cinquiè^ne fascicule. Profit et réputation. Appréciation de la mesure. Mise à mort des animaux. De l'abstinence. Jeu et boisson. Des intérêts pécuniaires et rentes en nature. De la géomancie. De la destinée réelle (opposée à la métempsycose). Du monde actuel. De la vie future.
Dabry de Thiersant a, dans le tome II de son Mahométisme en Chine, fait des emprunts assez considérables au Tcheng kiao tchen ts'iuan. Il en a tiré, en partie, la matière de son chapitre intitulé
«Création du monde » (p. 77 ss.) et un passage inséré dans celui qui traite de la « Prédestination » et du « Libre arbitre » (p. 147 ss.). Il ne le mentionne cependant, dans le chapitre consacré à la littérature musulmane, que d'après la notice russe de l'archimandrite Palladius, comme s'il n'avait pas eu l'ouvrage entre les mains.
Voir, dans une préface du Tchou T'ien ta tsan tsi kiai (infrà, n" 18), un reproche adressé par Ma Ngan-li à Wang Tai-yu. Ce dernier ■serait, en outre, l'auteur du ^ ^ J£ ;!^ Hi tchen tcheng ta, signalé par M. R. Ristelhueber comme un ouvrage extrêmement populaire, une sorte de catéchisme par demandes et réponses.
^■ÎR A :hW^ Ts'iNG TCHEN TA HiuE, la « Grande Etude de la (religion) pure et vraie ». Par Tchen houei lao jen, c'est-à-dire Wang Tai-yu, auteur de l'ouvrage précédent, qui est aussi indiqué comme simple commentateur.
Réimpression due à Wang Tchan-tch'ao, de la ville de Tch'eng-tou, et datée de 1875.
I pen in-8, de 36 feuillets.
Traité de philosophie musulmane, inspiré par le livre classique de Confucius « la Grande Étude ». Preuves de l'unité et de l'existence de Dieu {Tchen tchou, le Vrai maître, ou Tchou, le Maître),, ses attributs, ie prophète, la création, la religion, la vie et la mort, le néant.
3- fM ^M ^\ SiEOU TCHEN MONO YiN, « Introduction élémentaire à la pratique de la vérité » (c'est-à-dire de la religion musulmane). Par iR^ ^ Wou Tseu-sien, de Nankin. Préface de 1720, par Chen Mao-tchong, qui raconte avoir trouvé, au Kouang-si, un exemplaire de l'ouvrage et l'avoir fait graver au Yun-nan ; préface de 1678, par Cha Ping; préface de 1672, par Tcheou Che-k'i, qui indique les conditions dans lesquelles Wou Tseu-sien fut prié, dès 1668, par certains disciples mahométans de traduire des textes islamiques la matière de ce recueil, qui fut imprimé pour la première fois à Nankin en 1672 ; enfin, préface de 1776 par Tsiang Yuan-long, provenant d'une réédition.
Edition portant la date de i836 ; planches xylographiques
conservées chez M. Sie |f ^, du Tsing-tchen-fang, mosquée située en deçà de la porte Tchang-yi-men, à Pékin. I pen gr. in-8.
Ouvrage divisé en soixante courts chapitres sur' des sujets de philosophie musulmane et de pratique cultuelle : sources de la science, règles religieuses, purifications, temps fixés pour les salutations rituelles, jeûne, mariage, sépultures, etc. Le dernier chapitre, consacré à la façon dont les fidèles doivent lire les livres canoniques, est illustré de lettres, mots et citations arabes.
Wyiie a attribué à tort ce traité élémentaire à Tcheou Che-k'i. Il est mentionné par René Ristelhueber [loc. cit.) et par Dabry de Thiersant [Mahométisme en Chine, II, p. 368), qui l'attribue sans plus de raison à Ma Che-tchang et qui en a extrait [ici., p. SjS) des notions reproduites dans sa Partie rituelle : Ce que doit savoir un croyant. Le Rév. C. F. Hogg a longuement analysé ce livre dans ses études II et III insérées, sous le titre Mahommedanisjn, dans les fascicules d'août et de septembre 1891 du Chinese recorder and missionary Journal.