‹ Études slaves; voyages et littératureChapitre 19 sur 45 · Porfiriev, op. cit. p · texte numérisé non relu

Porfiriev, op. cit. p

2. Ce curieux personnage a été mis en lumière par M. Bezsonov, et souvent étudié depuis. Voj-ez mon travail sur les origines du panslavisme, le Monde slave, p. 318-327. (Paris, 1873.)

écrivains russes de lire avec soin des livres slavons pour « ennoblir leur style par l'emploi des tournures et des termes élevés que fournit cette langue mère. » « Sans la langue slavonne, écrit un peu plus tard Von Vizine, on ne peut connaître la langue russe *. » Les grammairiens sont d'accord pour reconnaître que l'étude du slavon est indispensable à la connaissance de la langue russe ^. Aujourd'hui le slavon figure à côté des -langues classiques dans les établissements d'instruction secondaire. Il est enseigné dans les gymnases concurremment avec le russe (six à deux heures par semaine suivant la classe) ; il l'est également dans les écoles dites urbaines, où l'on apprend aux élèves la grammaire pour les exercer ensuite à l'explication des textes ^. L'élève qui, en sortant du gymnase, jiésire poursuivre à l'université des études de philologie slave est donc déjà préparé par les leçons qu'il a reçues. D'autre part, l'enseignement de l'histoire nationale oblige à donner aux élèves quelques notions élémentaires pur la race à laquelle se rattache l'empire russe. Tous les manuels d'histoire traitent forcément des origines slaves. Mais les notions que

1. Cités par Polevoï, htoria Ruskoï Literatury, Saint-Pétersbourg, 1872.

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