‹ Études socialesChapitre 11 sur 57 · EC PRE RER · texte numérisé non relu

EC PRE RER

Eh, nous ne ne disposons pas de la vie à venir, cette considération n° ’allège en rien le devoir qui nous incombe d'améliorer leur sort dans la vie présente, si toutefois là chose est possible, ce qui n’est pas encore bien établi. Les

réclamations du socialisme sont fondées, la

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position du salarié dans notre société industrielle n’est pas saine et n’est pas normale. La civilisation ne peut pas prendre son assiette dans une foule sans biens, sans avenir et sans liberté ; les contrats stipulés entre celui qui a tout et celui qui n’a rien ne sont pas de vrais contrats, et l'égalité juridique des contractants

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est une dérision ! toute pure. Il faut aller jusque là ; il est bon du moins d’entendre cela, pour x contredire si l’on n’est en mesure de le contredire, ou sinon pour s’en pénétrer.

Dans quelque position que nous nous trouvions nous-mêmes, il convient, avant de passer plus loin, de nous demander sérieusement si nous acceptons ou si nous regrettons cet état de choses, si nous voulons travailler à le maintenir ou travailler à le changer, dans le cas où l’on trouverait quelque moyen de procurer en quelque mesure au travailleur de l’industrie la liberté et la sécurité qui lui font aujourd’hui défaut et de donner un intérêt à son existence. L’auteur de ces lignes se range franchement au dernier parti. Suivant son avis, 1l y à réellement une question so-

ciale, non seulement en fait, mais en droit.

Ce n’est pas simplement un péril qu ils agit

d’étouiler, ce sont des réclamations. naturelles, incompressibles, auxquelles il est urgent de satisfaire dans les limites du possible et du permis. L'affaire n’est pas de soulager les souf- frances momentanées d’un nombre plus ou moins considérable d'individus ; c’est la condi- | son nee . la classe la de nombreuse | il faudrait modifier en points essentiels, c’est are loi. ne per qu il faudrait changer pour. la mettre en harmonie avec la révolution

totale que les procédés du travail ont subie dans notre siècle, afin que ces immenses progrès techniques servent en définitive au bonheur plutôt qu’au malheur de l'humanité dans son ensemble.

Le vice de la société moderne est incontestable ; mais est-ce une affection accidentelle, ou les maux que nous constatons sont-ils incurables, résultent-ils de la force des choses, ob à la conformation du monde et de

l'humanité ? Tel est le point qu’il nous importe maintenant d'examiner.

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