III. Pour chacun, dans la mesure du pos
sible, le bien-être et le loisir nécessaires au développement de ses aptitudes personnelles.
IV. L'égalité, pour autant qu’elle est impliquée dans ce qui précède: liberté de tous, bien-être de tous. Pour légalité qu’on espère atteindre par la compression, en empêchant l'individu de travailler comme ïl l’entend et de conserver, d'utiliser ou de donner ce qu'il sait produire, elle doit être condamnée, elle doit être exécrée, comme tout à fait incompa-
tible avec le but prescrit au genre humain. Il
faut approuver au contraire et favoriser l’inégalité des forces et des richesses dans.le mode el dans la mesure où l'inégalité tend à l’accroissement du bien-être général par l’accroissement de la richesse collective; il faut applaudir, il faut couronner, il faut aimer ceux qui s'élèvent par la liberté, au profit de la liberté. Mais quand la disparité des conditions va jusqu’à mettre une classe dans la dépen-
ne peut y parvenir qu’en restreignant l’ac-
dance permanente d’une autre classe, quand l'inégalité prend une forme dangereuse pour la liberté, il faut changer cette forme, et si l’on
croissement de tels et tels, il faudra se résoudre à le restreindre autant que l'intérêt de la liberté l’exigera, dans l’intérêt de la liberté et non dans un autre.
Socialiste ou non, tels sont nos principes, tels sont, dans leur ordre, les buts que nous croyons devoir être poursuivis.
Reste à chercher de quels moyens nous disposons à cet effet dans l’état présent de nos
sociétés.