‹ Études socialesChapitre 37 sur 57 · QUATORZIÈME ARTICLE · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME ARTICLE

Le remède.

Le La Loue publique est impuissante à guérir

les maux de l’humanité. Peut-être les biens

sont-ils mal partagés, mais on ne saurait les” redistribuer sans les détruire ; les remettre à J'Etat, c’est lui donner aussi la disposition de toutes nos forces et de tous nos instants ; c’est

substituer la consigne à l’activité spontanée dans le travail de la production ; c’est faire de : + l'homme un bétail, sans trop savoir si lon aura + Lu foin pour le nourrir. Aujourd’hui peu d’élec- “teurs, peu de citoyens ont la faculté de cultiver

ces

en eux la réflexion, la prévoyance et le juge-

7e + ment, de se frayer leur route et de réaliser

umanité ; dans la foule on compte peu d'horn- Jen avec le socialisme il n° y en aurait point.

vreté ni le salariat. En revanche, il a le devoir .

et le droit d'intervenir dans les contrats entre

les patrons et leurs employés comme protec- |

teur des mineurs et des invalides ; mais la con-

currence que les pays producteurs se font …

entr’eux subordonne l'efficacité de cette pro-

tection à l’accord des Etats particuliers sur les”

termes. d’une législation internationale. Une

journée normale, dans une perspective assez

éloignée au jugement des plus optimistes, voilà

tout ou à peu près tout ce qu’il est permis d’attendre du pouvoir politique pour le règlement

de la question sociale.

En limitant le durée du travail au compte

d'autrui, comme en veillant à la salubrité des ateliers, les gouvernements adouciraient une servitude dont ils n’ont pas la force de briser

les fers ; car l’ouvrier sans avance est duement

esclave, non d’un particulier, mais des proprié-

taires en général. Il traine sa chaine en tous

pays sans la ressource de gagner les bois

comme faisaient les nègres marrons dans les

colonies ; nul n’est tenu de l’employer, nul n’a

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