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tents, et en nombre suffisant des directeurs d'usines, des ingénieurs et des savants. Bien plus, cette population ouvrière française, au contact de ses camarades d’autres origines, acquerra graduellement des qualités nouvelles sans perdre celles qui lui sont particulières. Ce sera entre ces populations un échange de génie national, résultat de l'émulation amicale qui règnera entre elles. Et alors ne pouvons-nous pas espérer un jour voir surgir ici, comme autrefois en Flandre, toute une pléiade d'artistes, qui, à notre richesse industrielle ajouteront 4 gloire de leur immortel génie. Caressons ces beaux rèves, ne craignons pas de laisser germer en nous ces ambitions et ces désirs. Mais ne nous contentons pas de rêver, agissons énert giquement, c'est le moyen d'éviter le sort de Perrette, En attendant, ici encore, une conclusion s'impose, c’est que si la grande industrie ne s'implante pas au Canada, ce ne sera pas faute d'ouvriers nombreux et intelligents. (1).
Qu'en est-il du troisième agent de la production industrielle, le capital? Est-il vr:, que le Canada, et part.en'"‘rement le Canada français manque de cet agent essentiel? Il est évident tout d’abord, que le groupe français ne manque pas entièrement de capital. 11 possède un capital agricole considérable et un certain capital industriel. L'épargne même ne lui fa't pa entièrement défaut. Si les rapports des banques ne nous en fournissaient pas la pr ive, nous la trouverions dans cette mul-