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(1) Des spécialistes européens nous ont fait remarquer, au sujet de la maind’œuvre en Canada, que les salaires élevés qui se paient dans natre pays sont une sérieuse objection à l'établissement de la grande industrie, surtout n 2 celle de la métallurgie. On ajoute que c’est le prix de la main-d'œuvre qui oblige le gouvernement des Etats-Unis à maintenir un tarif élevé. Tout en reconnaissant l’importance de cette observation, nous ne serions pas surpris d’apprendre bientôt que la métallurgie électrique, en diminuant les dépenses de production dans les pays où l’énergie électrique peut être employée, ne la fit pas tomber. C’est la question de l’influence de la science sur les prix. Nous y reviendrons. Pour ce qui est des industries forestières, l’objection fondée sur le chiffre des salaires ne nous paraît pas sérieuse, d’abord parce que ces industries auraient pour leurs produits un véritable monopole sur les marchés du monde, et ensuite à cause de l’organisation spéciale qu’il nous semble possible de leur donner et dont nous
rlerons plus ter Du reste, dans tons les pays la tendance des salaires est à la 1ausse et l’on peut prévoir l’époque où ils ne seront guère plus bas en Europe qu’en Amérique. De plus, la hausse actuelle en Amériqte est quelque peu factice, par suite de l'exportation considérable qu’on y fait depuis quelaues années de denrées alimentaires. La valeur du numéraire a naturellement baissée.
titude d'entreprises d'une nature fort peu recommandable que les tribunaux ont récemment dénoncées, à Montréal, et où sont allées s'engonffrer des économies considérables: nouvelle Preuve des conséquences déplorables des mauvaises srmations économiques et de l’ignomnee populaire, Mais ce n'est pus de tout cela que nous voulons parler, Le Canada français possède. t-il un capital qui lui permettra de se livrer systématiquement à lai grande industrie? À In lumière de la science économique moderne et avec la Connaissance que nous avons de la richesse et des avantages naturels du pays, il est difficile de croire qu'on puisse répondre autrement que par une affirmation énergique, Pourtant on dit habituellement tout le contraire, La grande majorité des intéressés sera bien étonnée que nous répondions oui. A:-t-on assez répété que le Canada français manque de capital! Cette Plainte est devenue un cliché commode pour excuser toutes les défaillances sociales, toutes les ‘nfériorités économiques. Eh! bien, voyons un Peu ce que c’est qu’un capital. Ecartons les expressions trop spéciales et les raisonnements tre, compliqués qui ne sont pas toujours les plus profonds. Les Capitaux, it M. Paul Leroy-Beaulieu, sont des produits intermédiaires qui servent à acquérir plus facilement des produits définitifs, Cette définition, prise seule, ne nous dit pas grand chose. Elle a besoin d'explications, ce qui prouve qu’elle n’est ni complète ni définitive. On distingue plusieurs fenres de capitaux. Il y a d’abord le Capital au point de vue privé et le cinital au point de vue national, Une hypothèque est un Capital pour son détenteur; ce n’en est pas un pour une nation, Car la richesse générale r’en est pas augmentée. Le capital d’une nation est l’ensemble des richesses qu'elles possède et qui peuvent servir à fournir des produits définitifs: c’est la Somme de ss richesses cæploitables. (1) 11 semble que nous commençons déjà à y
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