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supériorité en faït d'instruction industrielle. Nous aurions en effet, pour continuer notre image, deux têtes de ligne: écoles industrielles préparatoires à une extrémité de la voie, écoles de haute science à l’autre. Entre ces deux points viendraient s’échelonner les stations, écoles d’arts et métiers, écoles techniques, écoles continuées pour les jeunes ouvriers et cultivateurs, lesquelles surgiraient au fur et à mesure des besoins. Le courant une fois établi, aucune de ces écoles ne manquerait d'élèves. A la condition toujours qu’il y ait organisation du haut en bas. De plus, notre chemin de fer parcourant un pays nouveau où les avantages qu’il apporte sont peu connus, il faudra non seulement préparer des facilités au public voyageur, mais aussi l’accoutumer à s’en servir. Dans certains pays cette question serait vite réglée, on ferait prendre aux gens le train de vive force. Ici un procédé aussi radical étonnerait un peu trop, il vaudrait peut-être mieux recourir à la propagande, à la réclame; il faudrait le concours actif et zélé de tous les hommes d'rigeants de notre pays, tant ecclésiastiques que laiques.
Nous avons raison de croire ce concours absolument assuré, et nous en trouvons une preuve dans l'initiative prise par le sémina:re Saint-Charles-Borromée, de Sherbrooke, en établissant un vrai cours industriel. Du reste, les modifications que nous proposons pour les écoles modèles et académies sont si simples, si peu coûteuses, elles s'imposent tellement qu’il n’est pas nécessaire d’insister bien longuement, Le Conseil de V’Instruction Publique pourrait les accomplir presque d’un trait de plume. Il suffirait de changer la distribution des crédits sans augmenter sensiblement la somme totale et d'exiger l’engagement de certains professeurs spéciaux.
Occupons-nous maintenant de la question capitale de la protection et de l’exploitation des forêts.