II
(2) In Top., 254 a 48 (éd. de Berlin). Ι dit, entre autres choses, en parlant de la coutume de soutenir le pour et le contre sur une question : Τὰς συνουσίας τὰς πλείστας τοῦτον ἐποίουν (oi ἀρχαῖοι) τὸν τρόπον, οὐχ ἐπὶ βιδλίων ὥσπερ νῦν (οὐ γὰρ ἦν πώποτε τοιαῦτα (τοσαῦτα ) βιδλία)...
(3) C'est évident, d'après le texte d'Alexandre οἱ d’après Théon, Progymnasta, p. 165 (Walz).
d’un entretien, comrme ἰΘΘῸΣ que l’on trouve dans les dialogues de Platon. Boèce, dans son commentaire sur les Topiques de Cicéron, adopte sans objection sa définition dela dialectique. Il enseigne pourtant, dans le traité De differentiis topicis, que ledialecticien argumente par questions et par réponses et qu'il trouve son juge dans son adversaire, tandis que l’orateur procède par un discours suivi et aun juge entre son adversaire et lui (1). ἢ semblerait que la dispute fût enusage du temps de Boëce; mais je pense que Boèce, comme les stoïciens et comme Cicéron lui-même, pensait à l'origine et à l’étymologie du mot dialectique plutôt qu’à une réalité contemporaine. Car il définit le plausible (probabile) ce que l'esprit admet de lui-même immédiatement ; le nécessaire est pour lui une portion du plausible (2). C’est anéantir la distinction qu’Aristote établissait entre la méthode scientifique et la méthode dialectique ; et cette confusion me paraît provenir de ce que, du temps de Boëce, la dialectique ne se produisait que sous la forme de la dissertation, qui était aussi celle de la démonstration scientifique. L’interrogation était sans doute employée comme un tour pressant, à la façon des stoïciens; on se faisait à soi-même la réponse, ou on la su pposait.
Je ne suivrai pas au delà l’histoire de la dialectique
(1) IV, p. 881 (éd. 1570).
(2) De diff. top., 1, Ὁ. 862.