‹ Études sur GoetheChapitre 32 sur 44 · LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE

Ce que nous demandons de toi est très- peu, et cepen-

daat ii semble que ce soit trop. Tu dois Vabandonnei à nous avec confiance. Nous ne voulons pas que tu sois ce que tu n* es pas. Si tii peux te plaire seulement à toi-mèine, ta joie casera notre joie. Tu nous affliges quand tu d^ viens triste, et lorsque tu t'impatientes contre nous, héhs! nous voudrions bien t'aider» mab nous voyons que ceb ne se penl» puisque toi-même tu ne veux pas prcudre b main qu un {mi étend vers toi.

LE TASSE

C'est toi y ange sacré, c*est toi, comme tu m'appanis pour la première fois. Pardonne au regard obscui do mortel s*il a pu te méconnaître un instant.- A présent il te reconnaît. Son ame s'ouvre toute entière pour tV dorer éternellement. Son cœur est plein de tendresse Cesi toi. Oh! quel sentiment j'éprouve ! Est-ce de U folie qui m'entraîne ? Est-ce la fureur ? Est-ce la haute pensée qui embrasse la sublime et pure vérité ? Oei, c^t le seul sentiment qui puisse me rendre heureux sur celte terre, le sentiment qui me laissa si misérable» lorsque je voulus lui résister et le bannir de mon cœur. Je voukûs cobbattre cette passion, je luttai et je luttai encore avec ce que j'avais de plus profond dans l'ame, et je détruisis aiiât ma propre nature, â laquelle tu appartiens complétemeat

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