‹ Études sur GoetheChapitre 41 sur 44 · LE BOI DES AUNES · texte numérisé non relu

LE BOI DES AUNES

Qaî vojage si tard par la nuit et le reot? C*est un homme à cheval qui lentement chemine Et porte dans ses hms arec soin un enfant Qui! réchauffe sur^^sa poitrine.

<— - MoA fiUy pourquoi cacher ta ûgart àitc pear?'

— Le roi des atnet! yois^ yoîb son pftie Tisage, Sa couronne et sa qneue, et son corps de Tapeur?

— Non 9 enfant^ ce n'est qu'on nuage.

i— Mon doux ami, Teoz-tu t'en. Tenir aTee moi? J'ai des {eux si rians que nous jouerons ens^emble. Le sable est plein de fleurs , et ma mère a pour toi De beaux habits qu'dle rassemble*

— Oh ! mon père, as- tu donc compris ce que tout bas Le roi des aunes vient murmurer au rivage?

— - Taifr-toiy mon fils, tais-toi, repose dans mes bras, Ce n'est que le bruit du feuillage*

— Dis-moi donc, mon enfant, eh bien ! veux-tu venir? Mes filles vont t'altendre. Elles sont jeunes, belles. Elles dansent la nuit et veulent te chérir.

Te bercer, f avoir avec elles.

-* Mon père, maintenant regarde de pins près, Yots-tn ses filles? Vois, à eette place sombre.

— Mon fils, ne sont-ce pas les vieux saules des prés

Qui projettent ainsi leur ombr^?

— Je t'aime , doux enfant, tes beaux traits m'ont séduit. Et si tu ne viens pas je l'enlève à la terre.

— Mon père, le voilà qui me prend, me saisit.

Ah I comme il me fait mal , mon père.

Le père hAte sa marche et presse sur son sein L*enfant qu'un mauvais rêve alors semble poursuivre , Et lorsqu'à leur demeure ils arrivent enfin, Son fils avait 'cessé de vivre.

A Thulé vit la renomai4« D'an roi constant jusqu'à la mort; £lt cspittÉOty SR MflQKaimeo hù\f fie préBcnt d^ttn t«s« dor.

Il n'aiikiaîl nem da Biîeiik aa moiuk.

Aux jours de fête il l'apportait.

En vidant la coupe profonde 9 Dans ses jeux le bonheur brillait..

Quand son denier )<Mir vint â loire;.

Il distribua son trésor, . Et ses villesy et son empire^ Mais il garda sa coupe d'or.

Alors i la table royale , Aa milieu de ses obevalîen, n s'assit dans sa grande salle, El 1a mer grondait à ses pieds.

Là brillait sa coupe bénie , Ce ymu d'or, oe don sî efaer.

Il y bftt UD nsie de vie.

Et le lança loin dam là mer.

U le vit toumcjer, descendre.

Au fend des gouffres inconnus.

Pais il cessa de voir, d'entendre , Et désormais il ne but plus.

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