UNE VOIX
Cest Tamonr! Cest l'amour !
JDsrmA.
Ti^est-ce pas le rossignol qui m*a répondu, le rossignol qui soupire sur ces rameaux ses douces plaintes d*amour? Tais-toi, oh! tais-toi, Philomèle..Ài-je donc besoin d'apprendre combien la pensée de Thomme est ardente, puisque celle de l'oiseau Test déjà tant! Non, ce que j'ai entendu, c'était peut-être le murmure amoureux de la vigne qui élève ses branches et cherche à enlacer le cep )>rotecteur dans son vert feuillage. Oh! montre moi, ô nugnej ton désir et tes efforts; car, en voyant comment ces branches alunissent, je puis rêver comment les bras s'enla* cent. Mais non, ce n'était pas le hngage de la vigne, c'était^la fleur passionnée qui se retourne sans cesse vers lafaunière du soleil. Eéprime tes désirs» 6 fleur, ils doi-
vent xmre en secret à ta beauté; car je penae avec que tes fenilles laissent aussi tomber des lames , comine il en tombe de, nos jenx. Tai^toi , cbantre mélodîenx de la forêt; taisez- vous, soupirs de la vigne; re^te immobile, ô pauvre fleur» on dites^moi quel est le magique pouvoir qui vous gouverne?
I« CSfltVR.
Ce3t ràmour ! Cèst l'amour !