‹ Etudes sur Hippocrate au point de vue de la méthode dosimétriqueChapitre 109 sur 130 · CHANGEMENT DE MEDECIN · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DE MEDECIN

S'opposer raisonnablement axe désir que certains malades ont de changer de médecin. — Certains malades changent de médecin, préférant l'étrange et l'inconnu, dignes sans doute d'être négligés; aussi vous vous opposerez l'aisonnablement à ces malades qui s'engagent sur la mer du changement, car, au nom de Jupiter ! quel médecin digne de ce nom se laisserait aller à exercer son art avec dureté, de sorte que, au début, examinant toute aftection, il no fit pas quelques administrations utiles au traitement, menant à terme la cure, et ne négligeant pas son malade ? (Trad. de Littré.)

Hippocrate fait ici le procès aux médecins expectants qui attendent pour agir que le moment soit venu, comme si la situation leur appartenait.

Beaucoup de malades sont portés à changer de médecin, parce que celui auquel ils se sont confiés ne fait rien, tandis que, comme le dit Hippocrate, il y a toujours quelque administration utile au traitement et menant à terme la cure.

Quant à ce qui est de négliger son malade, c'est au médecin à se faire juge de sa propre conduite, car la négligence en médecine est un crime de lèse-humanité.

En tout cas, le médecin ne doit pas s'opposer au désir du malade de

changer de « docteur « ; maïs il est de son devoir de lui faire comprendre le danger de ces changements. 11 lui appartiendra d'éviter ce caprice, en étant attentif au moindre symptôme pour le soulager, ce qui est toujours possible avec les médicaments dosimétriques ; non à la manière des homœopathes, pai' des moyens imaginaires, mais par des moyens appréciables aux sens.

Page 1