QUINZIEME FAIT
Spasmes intestinaux jugulés par l'atropine.
Une dame, atteinte d'une légère hypertrophie du col utérin, d'ailleurs parfaitement menstruée, souffre depuis longtemps de douleurs de ventre.
revenant si fréquemment, qu'on pouvait la dire constamment malade. Les voyages, les changements d'air, les bains sulfureux, et les médications diverses auxquelles on l'avait soumise, l'ont soulagée sans la guérir.
Sentant son mal empirer, elle prit, sur mou conseil, dans la soirée, 3 granules d'atropine, un d'heure en heure. La nuit, le sommeil fut grandement dérangé par une grande soif, avec sécheresse et ardeur du gosier.
Le lendemain, elle prit 2 granules ; de nouveau mêmes symptômes gutturaux, avec mydriase et trouble de la vue.
Devant ces symptômes je tis arrêter la médication, mais le mal de
ventre avait disparu. Elle n'avait cependant pris que 2 1/2 milligrammes
d'atropine.
D'' Walton (Nederzwalm, Belgique).
Réflexions. — Cette observation fait voir que les médicaments dosiméti'iques ne sont pas de mythes, ou de l'homœpathie déguisée, comme on l'avait prétendu tout d'abord (nous entendons ceux qui formulent leur jugement sans avoir examiné, ni expérimenté). Chacun de ces médicaments a une action élective ou pharmaco-dynamique ; ils vont à leur adresse comme une lettre jetée à la poste. Nous ajouterons qu'avec eux il n'y pas de facteurs infidèles ou négligents. Si on combine l'atropine avec la morphine (ainsi que nous l'avons déjà dit) les troubles de la vue seront moins marqués. De même avec la brucine ou la strychnine.
En somme, la dosimétrie constitue toute une gamme thérapeutique. Il n'y a pas de symptôme qui puisse s'y soustraire.