VINGT-TROISIEME FAIT
Conjuration des accidents traumatiques du cou .
Uu enfant âgé de 4 ans, dont le cou s'est trouvé engagé sous la roue d'une voiture de ferme, présente cette partie noire, énormément tuméfiée, la face gonflée, la sclérotique infiltrée de sang; toux croupale, respiration très-pénible, suffocations, pouls filiforme.
Ty^aitement : Hypophosphite de strychnine, 3 granules triturés avec du sirop de gomme, par cuillerées à café de quart d'heure en quart d'heure. Révulsifs auxextrémitiés; compresses résolutives sur les parties contuses. Pas d'accidents. Guérison au bout de quinze jours.
D^ MoROT (Id.).
Réflexions. — Les contusions profondes du cou présentent uu grand danger à cause de la compression du pneumogastrique et du spinal, du glosso-pharjTigien et de l'hypoglosse. Le grand sympathique protégé par l'aponévrose prévertébrale, échappe à la compression ; mais de là uu nouveau danger, c'est-à-dire la précipitation des mouvements du cœur qui est comme affolé, n'étant plus modéré par le pneumogastrique. Les accidents primitifs et secondaires ont pu êti'e conjurés par l'hypophosphite de strychnine. C'est en cela que l'obsei'vation du docteur Morot a une grande importance pratique.