PRONOSTICS PROPRES AUX MATIÈRES VOMIES
Le vomissement de matières bilieuses et pituiteuses, qui ne sont ni trop abondantes, ni trop épaisses, contribue merveilleusement à la guérison. Celui où on ne rend qu'une seule espèce de matière est mauvais. Si les matières sont verdàtres, plombées noires, c'est un mauvais signe. Mais beaucoup plus mauvais encore, si toutes les couleurs s'y rencontrent. La seule couleur plombée annonce une mort prochaine. Lorsque l'odeur infecte y est jointe et généralement toute espèce d'odeur putride dans les matières qu'on rend par vomissements, c'est un signe funeste (1).
Les matières vomies représentent 1 état de l'estomac et subsidiairement l'état du sang lui-même. Nous ne parlons pas de celles d'une surcharge ou crapula, comme disaient les anciens, mais des sécrétions ou exsudations.
Hippocrate a soin aussi de faire cette distinction, quand il dit que le vomissement des matières bilieuses ou pituiteuses, si elles ne sont ni trop abondantes, ni trop épaisses, soulage le malade et aide à la guérison. Il n'en est pas de même quand les matières sont noires ou plombées. Telles sont, par exemple, les hématémèses ou vomissements de sang altéré; ce sang provenant généralement des veines gastro-spléniques, indique l'engorgement de la rate avec leucémie. Ces personnes ont généralement un teint de vieil ivoire. Le traitement doit consister dans le lavage de l'estomac avec le Sedlitz Chanteaud, tant qu'il y a nausée et pression épigastrique. S'il y a gastralgie, le liquide rejeté est acide, il faut donc le corriger par les alcalins ; mais surtout calmer l'irritation par la brucine, l'hyosciamine et la cicutine : 1 granule de chaque toutes les demi-heures. A moins de nouvelles hématémèses et lipothymie, il ne faut pas se hâter de recourir aux astringents ; et, dans ce cas, donner la préférence aux astringents végétaux sur les minéraux, par conséquent, l'acide tannique qu'on peut ajouter aux granules précédents.
La source du sang est quelquefois difficile à reconnaître. Ainsi il se peut qu'il vienne des fosses nasales ou du pharynx et qu'il soit rejeté
(1; Vomitus perquani est utilis, qui bilem piluice quam maxime permixtam habet, ac neque admo dum crassus est, neque multus. Qui euim siiiceriores, pejores suiit. — Si vero, quod vomilione rejicitur, poiTum colore referai, aut lividum, aut ui^rum fuei-it, quisquis liorum coloi-um adiuerit, pravus existimandus est.
Quod si eodem vomitu omnes hi colores rejiciantur, id exitiale est admodum. — At lividua vomitus, si graviter olet, celerrimam mortem denuntiat. — Omuesque subputres, et graves odores, lu omnibus vomitionibus mali.
quand il est déjà à l'état de décomposition. Il ne faudrait pas alors arguer de sa mauvaise odeur et de son aspect poisseux pour conclure à l'existence d'un cancer. Le même traitement y sera toujours applicable. Il y a aussi les héraatémèses simulées, chez les hystériques par exemple. Nous en citerons ici un cas : Une jeune personne de 20 ans, haute en couleur, vomissait par intervalles des matières qu'on crut pouvoir attribuer à l'hématémèse. Beaucoup de médecins s'y étaient laissés prendre, quand le père, boucher de son état, nous consulta. Nous l'engageâmes à surveiller la malade, soupçonnant quelque fraude, car il n'était pas naturel qu'une hématémèse aussi rebelle existât avec un teint fleuri. Le père établit, comme on dit, une souricière, et il surprit ainsi sa tille se levant la nuit pour aller prendre à l'étal, des morceaux de foie cru. Inutile de dire qu'il lui infligea une bonne volée en guise de remède. Depuis ce temps, elle n'eut plus de vomissements.
La distinction entre l'hématémèse et l'hémoptysie est facile ; il se peut cependant que ce soient des règles vicariantes. Dans ce cas, il y a les signes propres aux menstrues, et il faut recourir aux emménagogues, lesquels varieront d'après la constitution sanguine ou chloro-anémique des malades. Ainsi on ne traiterapas la virago comme la chlorotique, les évacuations sanguines convenant à la première, les incitants à la seconde, principalement les arséniates et l'ergotine.
Les vomissements cancéreux se reconnaîtront par la diathèse même et les douleurs lancinantes. Ici il faut distinguer le cancer mélanique des cancers durs. Ces derniers restent quelquefois latents pendant des mois entiers, les malades ne se ressentant de rien, mangeant, digérant, dormant. Le cancer mélanique exige le lavage de l'estomac et les antacides, car il y a toujours gastralgie dans ces cas. Le cancer dur sera traité par les narcotiques, notamment la cicutine.
Les crachats, dans toute affection du poumon et de la poitrine, doivent être rendus promptement et facilement, d'une couleur jaune pâle et bien égale, car si la couleur jaune roussàtre a lieu longtemps après le conimenncment de la douleur, avec beaucoup de toux en crachant, ot que la couleur ne soit pas bien mêlée, c'est très-mauvais. Les crachats jaunes qui ne sont [las bien liés, sont pleins do dangers. Les blancs, épais et ronds ne procurent aucun soulagement ; les grisâtres et les écumeux sont mauvais. Lorsque le mélange est imparfait et que la crudité est telle que les
crachats en sont noirs, ils sont funestes. C'est aussi mauvais de ne cracher rien, lorsque la plénitude du poumon occasionné par l'impossibilité de le vider, occasionne un ràlement dans le gosier (1).
Les crachats, dans la pleurésie et la pneumonie, ont une grande valeur séméiotique. Hippocrate considère comme un signe de résolution quand les crachats arrivent promptement et se détachent avec facilité. Il est évident qu'aucun désordre organique n'a eu alors le temps de s'établir ; c'est ce qui arrive, en efïet, quand, dès le début, on jugule la fièvre et l'inflammation par des alcaloïdes défervescents : strychnine (arséniate ou sulfate), aconitine, vératrine. En vain les médecins expectants prétendront-ils l'impossibilité de cette jugulation, des faits journaliers prouvent le conti'aire. (Voir Faits cliniques.)
Les crachats, pour présenter ce caractère de résolution, doivent être d'un blanc rosé, légers, surnageant. Il n'en est pas de même quand ils provoquent beaucoup de toux et qu'ils sont jaunes ou roussâtres, compactes et arrondis ou numulaires. Plus mauvais est quand les crachats ne viennent pas.
Toutes les fois que la douleur dans la péripneumonie n'est point apaisée ni par les crachats, ni par les selles, ni par les saignées, ni par le régime, il faut craindre que la suppuration viendra (2j.
C'est ce qui arrive, en effet, d'ordinaire quand on se borne à ces seuls moyens de déplétion et de dérivation.
La dosimétrie aura ainsi singulièrement simplifié la marche et la terminaison des inflammations pulmonaires. Elle n'exclut ni les saignées, ni les vomitifs, ni les purgatifs, mais elle n'en fait point une règle absolue. Pour elle, la règle, c'est d'attaquer la fièvre de front, c'est-à-dire par les moyens vitaux. La strychnine a particulièrement pour eff"et de resserrer le parenchyme pulmonaire et d'activer les mouvements du soufflet thoracique. Il y a ainsi moins de sang qui s'engoufl're dans les poumons, et moins d'obstacle autour de l'engorgement qui se résout ainsi plus facilement, grâce aux moyens externes, tels que les ventouses sèches ou scarifiées, les vésicatoires (qui sont les dérivatifs vitaux), les badigeonnages iodés, mais surtout la compression méthodique des parois costales, en
(1) In omnibus pulmonis et laterum doloribus sputum celeriler, prorateque exspui convenit, sputoque flavum valde permixtum apparere. - Eleniru si multo post doloris initiiim, quod flavum est, aut fulvum, aut multam tussim eihibeat, ueque valde permixtum, exspuatur deterius est.
(2) Horum vero locorum dolores, qui neque per sputorum purgationes, neque fecum alvi dcjectionem, aut medicamenta purgantia, et victus rationem sedantur, eos ad suppurationem tendera sciesdum est
donnant au malade une position sur sou séant, afin de favoriser la respiration abdominale. (Voir Faits cliniques.)
L'art doit consister à prévenir les désordres organiques et non à faire, comme l'a dit le docteur Amédée Latour, «une inutile histoire naturelle ". Toute cette science d'autopsies ne sert qu'à entretenir chez le médecin une fausse sécurité. Il interroge le poumon, comme l'astrologue le ciel, et il ne voit pas qu'il se trouve au bord d'une tombe. On sait que Bouillaud prétendait juguler la pneumonie par les saignées coup sur coup ; il n'est pas inutile de rappeler ici ce traitement renouvelé des médecins saigneurs du xvii" siècle, alors que l'on croyait que toute inflammation était dans le sang et qu'il fallait par conséquent le tirer presque en son entier.
Nous laisserons parler son auteur : « Supposons, dit-il, que nous ayons à traiter une péripneumonie d'une étendue et d'une intensité moyennes, au premier ou tout au plus au deuxième degré, chez un individu adulte, d'une force et d'une constitution ordinaires.
" Le premier jour, une saignée du bras de quatre palettes, le matin; une seconde, le soir, de ti'ois à quatre palettes. Dans l'intervalle des deux saignées, on appliquera, sur le côté douloureux, trente sangsues ou des ventouses, de manière à obtenir trois palettes de sang environ.
r> Le deuxième jour, une troisième saignée du bras, de même quantité que les deux précédentes; et si la douleur de côté persiste, on réitérera l'application des sangsues ou des ventouses.
» Le troisième jour, la plupart des péripneumonies du premier degré sont arrêtées et pour ainsi dire jugulées, et c'est pour cela que je désigne assez souvent cette méthode sous le nom àe jugulante. Que si la maladie résiste encore, il faut, sans hésiter, pratiquer une quatrième saignée, de trois à quatre palettes encore.
y Le quatrième jour, la péripneumonie, même arrivée au second degré, résiste rarement au delà de trois jours. Dans le cas où il en est ainsi, on peut pratiquer encore une nouvelle saignée ; mais le plus ordinairement, il est mieux d'y renoncer et d'appliquer un large vésicatoire sur le côté malade.
» En règle générale, on ne doit renoncer décidément aux émissions sanguines que du moment où la réaction fébrile est nulle ou presque nulle, et que la dyspnée et la douleur ont à peu près complètement cessé Si, comme toutes les règles générales, celle-ci comporte quelques exceptions, elles sont très-rares.
» Le cinquième et le sixième jour, il ne s'agit plus que de surveiller attentivement l'état du malade. Dans les cas les plus ordinaires, la résolution s'opère rapidement, et déjà l'appétit commence à se faire sentir.
162 TRAITK DES PRONOSTICS.
Dans quelques cas exceptionnels, une réaction, une sorte de recrudescence peut se manifester, et l'on peut être réduit à revenir, mais avec plus de réserve et de sobriété, aux émissions sanguines. Il me semble toutefois que c'est alors ou jamais qu'on pourrait tenter avec quelque avantage le tartre stibié à haute dose. ^
Sans doute, s'il en était toujours ainsi, rien ne serait plus facile que le traitement de la pneumonie ; et nous le comprendrions surtout chez les individus pléthoriques. Mais la maladie a souvent couvé pendant quelque temps sous forme de rhume négligé, et quand elle fait explosion, les individus sont déjà fortement affaiblis.
Nous ne sommes pas opposé à la saignée, la preuve, c'est que dans une pneumonie débutante, nous nous sommes fait saigner quatre fois à quelques heures d'intervalle, après avoir pris inutilement du tartre émétique à haute dose. Nous étions alors dans la force de l'âge. Nous ferons observer que même encore aujourd'hui, à 75 ans, nous sommes fort sujet aux congestions pulmonaires, mais comme depuis trois ans nous prenons tous les soirs 4 granules d'arséniate de strychnine et autant d'aconitine et de digitaline, la fièvre ne nous atteint plus, et nous en sommes quitte, chaque fois, à nous tenir hors du froid (qui est notre grand ennemi (1) ), sans que nous soyons obligé de suspendre nos sept à huit heures de travail par jour, dans notre cabinet. Les poumons restent libres ; et il n'y a que l'irritation des bronches que nous calmons par l'iodoforme et la codéine, 2 à 3 granules de chaque, que nous laissons fondre dans la bouche. Nous nous nourrissons bien, et tous les matins prenons exactement notre Sel Chanteaud.
Ainsi la dosimétrie n'exclut pas les moyens ordinaires de l'allopathie, mais elle les rend le plus souvent inutiles en jugulant la fièvre dès le début par les alcaloïdes défervescents.
Voici comment il faut procéder :
Si le malade est encore dans la période prodromique, la face pâle, avec prostration générale, on donne l'arséniate ou le sulfate de strychnine, tous les quarts d'heure 1 ou 2 granules jusqu'à relèvement des forces, c'est-à-dire réaction, ce qui alieu au bout de trois quarts d'heure en moyenne, surtout si on a soin de faire tenir le malade au lit, et qu'on lui donne de la boisson chaude. (Voir plus haut : ^ Du régime dans les maladies aiguës. ») Si la langue est encrassée, on purge avec une ou deux cuillerées à café de Sedlitz Chanteaud dans du thé de tilleul ou de la tisane. On surveille la réaction; si la chaleur monte au delà de 37° c-,
(1) J'attribue cela à la vie renfermée de cabinet.
PRONOSTICS DES VOMIQUES. 163
à 37 1/2, 37 3/4, on donne l'aconitine ou la vératrine, souvent les deux è la fois, afin d'un effet plus prompt ; tous les quarts d'heure 1 ou E granules de chaque, jusqu'à défervescence. Il peut arriver chezlessujets forts, que la respiration reste embarrassée ; on la dégagera par une petite saignée, afin de donner de l'air, et on la répétera une ou deux heures après, jusqu'à ce que l'inspiration et l'expectoration soient faciles. S'il y a douleur obtuse profonde, avec matité sur ce point, on y applique un large vésicatoire saupoudré de camphre, et si les douleurs sont lancinantes, on donnera la cicutine et le bromhydrate de morphine, conjointement avec la strychnine (sulfate ou arséniate), pour peu que la respiration reste saccadée : 1 granule de chaque de demi-heure en demi-heure, jusqu'à ce que les crachats commencent à se détacher. Au besoin, on favorisera l'émission de ces derniers par l'émétine chez l'enfant, et la scillitine chez les adultes. Reste la fièvre qu'il faut surveiller et qui a une tendance à récidiver. On donnera alors l'hydro-ferro-cyanate ou l'arséniate de quinine : 3 ou 4 granules de chaque toutes les heures.
Il est rare qu'attaquée de la sorte la fièvre pneumonique ne cède au bout de deux ou trois jours, sans laisser de convalescence, car le malade, presque aussitôt, demande à manger. 11 est bien entendu qu'il ne s'agit point de la fièvre pneumonique oi'ganopathique, c'est-à-dire quand le poumon a subi l'hépatisation rouge ou grise et que l'expectoration devient muco-purulente. Mais même dans ce cas, grâce aux alcaloïdes et aux arséniates, la résolution a lieu, quoique plus lentement.
Laëunec n'hésite pas à considérer la terminaison critique de la pneumonie comme fort commune : le dépôt briqueté ou blanc des urines, la sueur, une diarrhée modérée, l'expectoration, en sont les signes les plus ordinaires. Quant aux crachats, ils sont tels qu'Hippocrate le dit; et en même temps la respiration se dégage.
PRONOSTICS DES VOMIQUES.
Il y a certains dépôts qui no percent communément que le 20% quelquefois le 30'= jour ; d'autres fois le 40'' ; il y en a même qui s'étendent jusqu'au 60« jour. On peut juger et croire que la suppuration s'est établie le premier jour où la liùvro a commencé (c'est-à-dire la fièvre do suppuration) et que les premiers frissons ont paru, lorsque surtout le malade se plaint de ressentir un poids, au lieu d'une douleur aig:uë.
dans la partie où est le mal ; car c'est ce qui arrive dans le cas de suppuration. L'on doit s'attendre que l'abcès percera aux jours que j'ai indiqués (1).
La vomique constitue l'abcès du tissu cellulaire du poumon, tissu peu vasculaire ; voilà pourquoi la vomique est lente à se former et pourquoi une fois vidée, elle tarit, à moins d'un sac pyohémique. Une même vomique peut ainsi s'ouvrir à plusieurs reprises, comme nous l'avons pu constater chez un officier de cavalerie, âgé de 23 ans, qui avait eu, trois ans auparavant, une pneumonie du lobe moyen du poumon gauche. Après avoir éprouvé tous les signes relatés par Hippocrate, quelquefois spontanément, quelquefois par un vomitif, il rejetait du pus plein un bassin. Après s'être débarbouillé et réconforté, il reprenait sa vie ordinaire, qui ne péchait point par la sobriété. Ce fut peut-être à cette circonstance qu'il dut la conservation de la vie ; car si ou l'avait traité allopathiquement, peut-être qu'on l'eût laissé se débiliter, et la maladie aurait pu se terminer par consomption. Ce qu'il y avait de remarquable, c'est qu'après l'ouverture de la vomique, les signes d'auscultation signalés par Laënnec disparaissaient, c'est-à-dire que l'ouverture du sac se refermait, jusqu'à formation de la vomique suivante. C'est dans ces cas qu'un chirurgien américain faisait l'injection au nitrate d'argent dans le sac pyohémique.
PRONOSTIC DE L'EMPYÈME.
C'est un signe pour reconnaitre l'empyème que la fièvre ne cesse point, qu'elle est modérée pendant le jour, forte dans la nuit, qu'il s'j- joint des sueurs, de la toux, des picotements à la trachée, sans expectoration remarquable. Les yeux deviennent creux, les joues rouges, les ongles des mains crochus; les doigts sont chauds, surtout aux extrémités, les pieds s'enflent; l'appétit se perd ; il survient des phlyctônes sur tout le corps. Toutes les fois qu'il y a un empyôme ancien, ces signes se montrent et on peut le croire sans hésiter (2).
(1) Suppurationis autem initium fore, ratione comprehendere oporlet, ab eo die, quo primum seger febricitavit, aut eliam primum rigor prehendit, et si pro dolore sibi pondus inesse in eo loco, qui dolore affligebatur, dixerit ; ista namque circa suppuralionum initia fleri soient.
(2) At purulentes omnes liis signis dignoscere oportet. Primum quidem, si febris non dimittit, verum interdiu levior quidem, noctu vero major detinet, et sudores multi oboriuntur, tussisque et tussiendi cupiditas ipsis inest, nihil tamen effatu dignum exspuunt, oculique cavi redduntur, malse ruborem contrahunt, et ungues quidem in manibus adunci fiunt, digiti vero, maximeque summi, incalescunt, et in pedilnis tumores fiunt, cibos minime appetuut, et pustulse toto corpore oriuntur.