XII PREFACE
ment celles dues à l'agglomération d'un grand nombre d'individus dans un air confiné.
Un autre enseignement ressortira de ces « Études » : c'est que les affections aiguës ne doivent pas être abandonnées à ce qu'on a nommé à tort leur cours naturel. Qu'Hippocrate ait dû le faire, cela se conçoit en présence de la pauvreté de la matière médicale et de son époque: mais qu'aujoui'd'hui il y ait encore des médecins expectants, cela ne se conçoit pas; et il devrait y avoir une loi réglant la responsabilité médicale dans ces cas. Malbeureusement, l'expectation en médecine a été érigée en règle; et il y a des Écoles qui la professent sans se douter qu'il y a des moyens de faire autrement — ou plutôt ces moyens elles les rejettent, parce que cela contrarie leur enseignement. Dire à ces doctes professeurs qu'on peut couper une fièvre typhoïde comme on coupe une fièvre intermittente, quel blasphème!
La jugulation des maladies aiguës s'impose donc ; et c'est parce que cela contrarie les principes d'école de beaucoup de médecins qu'ils sont systématiquement opposés à la dosimétrie. Cependant, petit à petit, leurs rangs s'éclaircissent; la mort fei'a disparaître les derniers; et alors la médecine reprendra ses droits, c'est-à-dire d'être une science positive au lieu d'un aveugle empirisme.
Talleyrand disait à ses employés : Messieurs, pas de zèle! — On pourrait presque dire aux médecins : « Surtout pas trop de science! » A quoi ont abouti toutes les investigations anatomopathologiques dont on se pavane aujourd'hui? « Le moindre grain de mil ferait mieux leur affaire »et surtout celle de leurs malades. Mais ce grain de mil, ils le repoussent, parce qu'il se présente à eux sous forme de granule dosimétrique. C'est l'homœopathie qui leur a fait peur, moins à cause de l'absurdité de sa doctrine, t[Uf (lu tdit (|u'ils se sont vus faire dans leur clientèle.
De semblables craintes ne doivent plus exister, car la Dosi-