‹ Etudes sur Hippocrate au point de vue de la méthode dosimétriqueChapitre 81 sur 130 · DE LA QUATRIEME ESPECE DE FLUXION · texte numérisé non relu

DE LA QUATRIEME ESPECE DE FLUXION

Lorsque la fluxion se jette sur la poitrine et qu'il y a de la bile, on le connaît en ce qu'on ressent des douleurs depuis le flanc jusqu'à la clavicule du même côté. Il y a de la fièvre, la langue est d'un blanc verdâtre à sa base; l'on rend des crachats visqueux. Le danger de cette maladie est au septième ou au neuvième jour. Si les deux côtés sont affectés, il en est de même que lorsqu'un seul côté est malade. C'est tantôt une péripneumonie, tantôt une pleurésie. Ces maladies se forment, parce que la fluxion s'écoulant de la tête par les bronches et les artères, le poumon, dont la substance est lâche et sèche, attire à lui toute l'humidité qu'il peut. Si elle se porte à tout le poumon, il augmente de volume de chaque côté, et cela forme la péripneumonie. Si, au contraire, elle ne se porte que d'un côté, c'est une pleurésie (1).

On voit qu'il s'agit ici de la pneumonie hépatique et splénique. Il y a, en effet, entre ces organes une solidarité telle, que leurs affections ne sauraient s'abstraire les unes des autres. On a pu lire plus haut l'histoire d'une pleurésie diaphragmatique gauche. Il en est de même de la pleurésie diaphragmatique droite, l'une et l'autre s'étendant jusqu'aux clavicules.

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