DE LA PLEURESIE SECHE
Il y a une pleurésie sèche sans fluxion, qui a lieu lorsque le poumon, qui est naturellement sec, se trouve desséché outre mesure, parce qu'on a enduré la soif par nécessité ; il s'amincit, il devient faible, et se jette sur les côtés, au point qu'il touche la plèvre. Comme la plèvre est humide, il s'j attache, et il en résulte une pleurésie; il survient des douleurs au côté, jusqu'à la clavicule. La fièvre s'y met, et l'on rend des crachats blancs. On guérit cette maladie par une abondante boisson ; on met au bain ; l'on emploie les expectorants et les remèdes propres à calmer la douleur. Le mal se guérit dans sept jours; il n'est point dangereux (1).
La pleurésie sèche s'observe, en effet, dans des conditions de sécheresse indiquées par Hippocrate. Il est évident que lorsque les tissus sont devevenus arides par une longue soif, les inflammations doivent être sèches. De là l'indication de faire boire abondamment le malade. Mais il faut combattre la fièvre par les alcaloïdes, notamment la cicutine, qui est ici indiquée par les douleurs intercostales.