‹ Etudes sur Hippocrate au point de vue de la méthode dosimétriqueChapitre 9 sur 130 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

même graves, ne donnent pas lieu à la fièvre traumatique si on a soin d'administrer les alcaloïdes défervescents et de nourrir les blessés, qu'on empêche ainsi de devenir des malades.

En chirurgie aussi, il y a eu et il y a encore une école organicienne qui admet que la fièvre est effet et non cause. Ainsi, quand il se fait une résorption puiulente et que des abcès métastatiques se forment dans les viscères, dans les muscles, dans les articulations et dans les os, ce sont pour eux les conséquences d'embolies qui se forment dans les vaisseaux ; mais ces dépôts purulents n'auraient pas eu lieu si on avait empêché l'effervescence du sang par les alcaloïdes.

En effet, les alcaloïdes, indépendamment de leur action excitomotrice sur les vaisseaux, dissolvent les matières fibrinoïdes et empêchent ainsi les embolies de se former.

Nous devons maintenant dire un mot de la marche que nous avons suivie dans ces « Études ».

Parmi les écrits qui forment ce qu'on nomme « l'OEuvre d'Hippocrate », il n'y a guère que les Pro)iostics, les Apliorismes , le Régime dans les maladies aiguës, le livre des Airs, des Eaux et des Lieux, les Épidémies [l" et ô" livres), la Pathologie et la Climatologie qui lui appartiennent en propre, c'est-à-dire qui ont un cachet véritablement physiologique. C'est sur ces écrits que nous avons insisté pour mettre en rapport la méthode dosimétrique avec le vitalisme sur lequel elle s'appuie. Après cela, nous avons choisi dans la nombreuse collection hippocratique les parties qui nous ont paru se rapprocher le plus des idées du père de la médecine, telles que les Maladies des femmes, les Femmes stériles, le court traité de la Dentition.

Nous avons terminé par les considérations sur « l'Art et le Médecin », où respirent toute la grandeur et la noblesse de la médecine antique. Quanlo mutata ab illa! pourrait-on dire de la médecine de nos jours.

Nous nous sonunes servi de la traduction latine d'Anuce Foës

Page 1