‹ Etudes sur Hippocrate au point de vue de la méthode dosimétriqueChapitre 90 sur 130 · II. Le sommeil qui calme le délire est bon · texte numérisé non relu

II. Le sommeil qui calme le délire est bon

Cet aphorisme est le corollaire du précédent, et des explications que nous venons d'y ajouter. Ainsi le délire nerveux se calme beaucoup mieux par la strychnine, l'aconitine et la digitaline que par les narcotiques. Nous ferons remarquer que l'opium produit le sommeil, parce qu'il est à la fois calmant et convulsivant, et à cause de l'équilibre fonctionnel qui en résulte.

III. Sommeil, insomnie, l'un et l'autre trop forts, sont mauvais (2).

Nous avons dit que l'insomnie est due à une trop grande excitation cérébrale ; elle peut dépendre aussi de l'anémie, ou bien d'un sentiment de vacuité. Le sommeil lourd est dû à une stase veineuse, c'est-à-dire une sorte d'asphyxie cérébrale.

IV. Ni la réplétion, ni la faim, ni toute autre chose qui excède les bornes de la nature, n'est bonne (3).

La faim, moralement, est mauvaise conseillère, maie suada famés. Physiquement, cette excitation peut aller jusqu'à la fièvre et au délire. Voilà pourquoi il ne faut pas la laisser subsister chez les malades. Dès que le besoin s'en fait sentir, il faut le satisfaire.

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