V. Les lassitudes spontanées annoncent des maladies
Ces lassitudes se font surtout remarquer dans les prodromes de la
(1) Ubi delirium somnus sedaverit, bonum.
(2) Somnus, vigilia, utraque modum excedentia, malum deiiuutiant.
(3) Neque satietas, neque famés, neque aliud ((uidquam bonum, quoJ supra naturae modum fuerit.
(4) Laseitudines, sponte oborlœ, morlios prsenunliaut.
fièvre typhoïde. On les calmera par le repos, la strychnine, la quinine (arséniate ou sulfate), afin de lever la prostration vitale.
VI. Quand les malades ne sentent point leurs maux, c'est signe que la connaissance s'aliène (1).
Il faut distinguer ici la sensibilité locale de la sensibilité générale. Ainsi, quand une douleur s'apaise subitement sans que les symptômes matériels aient disparu, c'est un signe de gangrène. Dans les fièvres graves, les malades n'ont pas de perception nette, à cause de la prostration vitale. Il faut donc les relever de cette dernière par des incitants vitaux, principalement par la strychnine.
VII. Quand le corps a dépéri lentement, rétablissez-le peu à peu au moyen de la nourriture ; s'il a dépéri dans peu de temps, redonnez de même promptement^la nourriture suffisante (2).
L'alimentation des malades dans les maladies par dépérissement, est un point très-important : ce n'est pas seulement la nourriture qu'il leur faut, mais aussi l'air, la lumière, les distractions morales. Il faut en outre soutenir leurs forces digestives par la quassine, qui est le stomachique par excellence. Quant aux maladies aiguës, plus vite on pourra nourrir les malades et mieux cela vaudra. Mais il ne faut pas perdre de vue que ne faisant aucune dépense musculaire, c'est la ration de repos qu'il leur faut et non la ration de travail. On donnera régulièrement le Sedlitz Chanteaud, afin de rafraîchir le canal intestinal, et l'arséniate de strychnine afin de hâter le retour des forces musculaires : 3 ou 4 granules par jour.