VI. DYNAMISME DE HOFFMANN
Frédéric Hoffmann (1660-1742), le contemporain de Slahl, proposa, en opposition à ce dernier, une doctrine médicale connue sous le nom de dynamisme , dont il emprunta les éléments au solidisme de Baglivi. Pour Hoffmann comme pour Baglivi, la vie se trouva réduite à n’être que la conséquence du mouvement des organes. Les parties solides du corps sont aussi les seules q<ui interviennent activement dans le travail de l’économie animale, et toutes les altérations subies par les liquides sont l’effet d’une action exercée par les solides.
D’après Hoffmann, la matière organique jouit naturellement de propriétés de cohésion, de résistance et d’affinité, qu’elle doit à un éther particulier sécrété par le cerveau. Cet éther porté dans toute l’économie est la cause première des phénomènes vitaux.
Hors de cet éther et par suite hors de la force vitale, Hoffmann place lame qui n’a rien à voir dans la production des phénomènes vitaux. Il s’éloignait de Stahl sous ce rapport à un do.uble point de vue : il admettait une âme distincte de la vie et sans action sur les phénomènes vitaux.
La vie n’est donc que la mise en jeu ou l’activité des fonctions naturellement inhérentes à la matière organisée; tout dans celte théorie est rapporté au mouvement continuel du cœur et des artères, qui maintient l’intégrité du mélange des liquides (1). Quand ces mouvements sont intervertis ou troublés par une cause quelconque, il en résulte un désordre dans toutes les parties liquides de l’économie et par suite la maladie. Quant à la cause qui détermine le mouvement, elle existe, comme nous l’avons déjà dit, dans un éther sécrété par le cerveau.
(|) Kurt SrRENGEL, loc. Clf., V, p. 291.
INFLUENCE EXERCÉE PAR J. B VAN HELMONT