XI. DOCTRINE DE BICHAT
Bichat succède à Brown dans l’ordre chronologique, mais il dérive plutôt de Bordeu. Pour Bichat, la force vitale est le principe même de la vie et la cause de tous les phénomènes qui la caractérisent. Il range tous les phénomènes en deux grandes catégories : ceux qui sont propres à la vie organique ou de nutrition, et ceux qui se rapportent à la vie animale ou de relation. A ces deux catégories de phénomènes correspondent deux ordres d’organes, dans chacun desquels la vie se manifeste par ses deux propriétés fondamentales : la sensibilité et la contractilité, animales ou organiques.
La pathologie de Bichat est la reproduction de ces idées physiologiques : de même qu’il se passe dans le corps humain deux ordres de phénomènes normaux, on y rencontre deux ordres de troubles, de maladies. Ce sont les maladies qui modifient la vie animale et celles qui allèrent la vie de relation. Tout en établissant cette distinction, Bichat n’y attachait cependant pas une importance excessive: car, comme il le dit, tel est l’en-
INFLUENCE EXERCÉE PAR J. B. VAN HELMONT
chaîneraient des deux vies, que l’une ne peut guère être altérée sans l’autre (i).