‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 29 sur 116 · IV. OPINION DE VAN HELMONT · texte numérisé non relu

IV. OPINION DE VAN HELMONT

Tel était l’état de la question, quand Van Ilelmont parut. On peut le résumer et le caractériser en un mot : toute idée de spécificité morbide avait disparu du terrain de la pathologie.

Pour celui qui connaît les opinions physiologiques de rauleur, la solution qu’il devait donner h celte question de principe — la définition de la maladie — ne peut pas être douteuse. Reconnaissant dans la vie non pas l’effet, la conséquence du fonctionnement des organes, mais le principe qui

(1) Ignot. IIosp. Morb., 55, p. 597,

(2) Loc. cit., 56, p. 397.

(3) Loc. cil./ôG, p. 597.

(4) Loc. cit., 56, p. 397,

régit ce fonctionnement, Van Ilelmonl ne voit dans la maladie qu’une manifestation du principe vital troublé : la même force régit l’organisme sain ou malade : quidquid in sanis edit actiones sancts , idipsum in morbis edit actiones vitiatas (1).

La maladie réside donc dans la force vitale; elle ne se conçoit pas en i. La vie elle même

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dehors de la vie; car elle cesse avec celle-ci. Les Écoles ont fait de la lésion de la maladie, la maladie sans remarquer que la lésion persiste après la mort alors que la maladie est terminée : mirmn est tamen, illos ignorasse, morbum, antequam noster fieret, ex intimo vilœ initio procéder e, atque nobis incorporant debere, nec ideo causas occasionales posse esse connexas, constilulivasque morborum : siquidem permanent illœ causœ adhne posl vitam; et tamen cessant morbi (2). Il n’est venu à l’idée de personne d’appeler malades les cadavres de ceux qui viennent de succomber; on y trouve la lésion, mais on n’y rencontre plus la maladie. Que manque-t-il donc au cadavre pour qu’il soit malade? — Une chose, mais une chose capitale : c’est la vie, c’est-à-dire ce qui est le propre des êtres vivants, des seuls êtres naturels qui soient susceptibles de maladie. Or, quand un phénomène ne se rencontre jamais que pendant la vie, n’est-on pas autorisé à conclure qu’il doit être intimement uni à celle-ci et faire corps avec elle?

Van Helmont ne voyait donc dans les maladies que les désordres de l’archée, c’est-à-dire du principe vital qui gouverne l’économie vivante : Ast ego non attendo functionum lœsiones, pro essenlia morbi : sed perturbations operativas in Archeum distentas, contemplor in morbis (3).

Ceci posé, examinons de plus près la doctrine du réformateur flamand.

Dans les études auxquelles il s’est livré pour parvenir à poser une définition 2. Les accidents vraie de la maladie, il a soin de bien distinguer de celle-ci les accidents trauma- ne sont pal des

maladies.

tiques (plaies, contusions, brûlures, etc.), qui n’ont rien de commun avec la véritable maladie. On retrouve l’expression de cette réserve en différents endroits de son ouvrage, entre autres au chapitre lgnolus Hospes Morbus (4).

(1) De febr. , I, 27, p. 741.

(2) Ignot. Hosp. Morb ., 48, p. 396,

(3) Loc-, cit., 8S, p. 597.

{i)Loc. cit., 77, p. 401,

. Caractères d’un bonne définition.

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