RETENTA ASSUMTA
Les Retenta Assumla ne sont autre chose que les diverses substances alimentaires, médicamenteuses, etc., introduites dans le corps par les voies digestives.
A la première vue on serait tenté de croire que Yan Helmont aurait dû les classer parmi les Recepla. Mais pour peu qu’on y réfléchisse, on s’aperçoit bien vite qu’il ne doit pas en être ainsi : les Assumla n’agissent pas, comme les causes de la première classe, en vertu de propriétés morbifiques inhérentes à elles-mêmes; mais uniquement parce qu’elles ne sont pas soumises dans les voies digestives à un travail d’élaboration convenable. Quoique reçues de dehors, c’est donc en définitive à l’intérieur du corps que ces substances acquièrent leurs propriétés nuisibles.
Les Retenta Assumla agissent en nous par leur quantité, leurs qualités ou leur viciation.
Elles agissent par leur quantité, lorsque, inoffensives de leur nature, elles ne produisent d’effet nuisible que par leur excès, par une répétition trop fréquente de leur effet ou par l’excès contraire. La gloutonnerie rentre dans cet ordre de causes et y occupe même une place très-importante ; car, comme le dit Yan Helmont, plus ferit ense gula.
(i) Retenta , p. 492.
Elles agissent par leur qualité , quand elles sont de nature vénéneuse.
Elles agissent par leur désordre ou leur viciation, quand elles produisent leur effet intempestivement, extra horam et modum (1). Dans cette dernière catégorie, on peut ranger la persistance des règles chez la femme enceinte.
Les substances inoffensives sont viciées par un séjour trop longtemps prolongé dans le corps. C’est ainsi que les causes morbides de celte catégorie agissent parfois comme les causes Innata dont nous devons nous occuper maintenant; de même que les Inspirata déterminent parfois des effets identiques à ceux des Retenta.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur les Assumla, dont il est du reste facile de saisir le mode d’action.