III. TRAITEMENT
Van Ilelmont préconise comme traitement l’emploi des alcalis dans les cas d’ictère (3).
Les Écoles, qui admettaient sur la cause de l’action des médicaments des idées très-singulières, recommandaient l’emploi de médicaments de couleur jaune comme très-utiles contre l’ictère par suite de leur coloration. Van Ilelmont les raille très-spirituellement à ce sujet (4). Elles recommandaient également la décoction de chiendent et d’herbe. Notre auteur rejette encore celte pratique, se fondant sur ce que les vaches qui paissent tout le long du jour sont très-sujettes aux obstructions hépatiques (5).
Un autre moyen, préconisé par les Écoles, consiste dans l’application d’un poisson sur l’hypochondre droit des ictériques ; on doit le laisser en place jusqu’à ce qu’il soit pQurri. Le vulgaire s’imagine ainsi se traxisse bilem ah Icterico (e).
(1) Schol. Humor. Pass. Decept., V, 18, p. 282. Van Helmont dit encore qu'il admet in omni Ictero aliquod consimile virus patrons latere : quod digestivam et distributivam alienet. Loc. cil., V, 14, p. 822.
(2) Schol. Humor. Pass. Decept., V, 8, p. 821.
(3) Loc. cit., V, 5a, p. 82a.
(4) Loc. cit., V, 20, p. 822.
(5) Loc. cit., V, 22, p. 822.
(e) Loc. cit., V, 35, p. 824.
PATHOLOGIE SPÉCIALE DE J. B. VAN HELMONT