‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 79 sur 116 · III. TRAITEMENT DE l’aPOPLEXIE · texte numérisé non relu

III. TRAITEMENT DE l’aPOPLEXIE

On peut, dit Van Helmont, conclure à l’inanité de la thérapeutique que les Écoles opposaient à l’apoplexie de l’ignorance complète de la nature de celte affection.

Dans les cas d’apoplexie récente, Van Helmont recommande fortement l’emploi des vomitifs suivis de toniques. Plusieurs fois il a réussi à rétablir la parole, la sensibilité et la motilité par l'emploi de ces moyens.

11 s’est également bien trouvé de l’emploi du Diaphonique de Paracelse dans les cas d’hémiplégie (1).

Dans les apoplexies légères ou débutantes, les Écoles recommandaient les frictions des extrémités, et pour retirer de la tête la pituite et les vapeurs qui s’y trouvaient, elles poussaient ces frictions usque in petits atrocem decorticationem et clysteres acres. A vrai dire, elles excoriaient la peau pour empêcher qu’elle ne perdît sa sensibilité. On ne voit pas, même en admettant l’opinion des anciens sur la présence de pituite dans le quatrième ventricule, comme cause de l’apoplexie, en quoi l’enlèvement de la peau des cuisses pourrait remédier à ce mal. Van Helmont termine sa critique de ce moyen en disant : Intérim an potiùs cutim quant rapores detrahant, testentur mecum adstantes (2).

Page 1