‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 80 sur 116 · ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE

L’épilepsie est une affection sine materia; elle ne doit pas son existence à l’action exercée sur l’économie par une matière récrémentilielle. Neque est enim ulla materia, fontes caduci, alicubi detenta (5). C’est une des maladies archéales de Van Helmont; comme telle elle est due à une impression de l’archée vital. Sigillatur quippe in idea entis aclivi

(1) De Lit/t., IX, SI, p. 720.

(2) Luc. cit., IX, 66, p . 721.

(3) De Morb. Archeal., 17, p. 440.

PATHOLOGIE SPÉCIALE DE J. B. VAN HELMONT

et constantis per totam vitam (4). L’esprit vital obéit à des idées morbides et traduit en actes les impressions qu’il en reçoit.

L’épilepsie reconnaît pour cause un virus hilariant et narcotique qui se développe dans le voisinage de l’estomac. Ce poison a pour effet de détruire momentanément l’action du duuinvirat (2), et c’est consécutivement, par deutéropathie, qu’il fait ressentir son influence à la tête. L’archée de la tête, atteint par le poison, forge des idées virulentes qui en se réalisant déterminent le summum du mal.

Un épileptique est aussi malade en dehors du paroxysme de son mal que pendant l’accès même : dans le premier, cas il n’y a que la manifestation morbide qui fasse défaut (5). Dans l’intervalle des accès, l’idée séminale de l’archée, c’est-à-dire le principe, la cause même de la maladie, persiste toujours. La moindre cause occasionnelle suffit pour l’exciter à se manifester. Une odeur, même peu pénétrante, développe parfois un accès d’épilepsie (4). Dans d’autres cas l’accès a pour cause occasionnelle une lésion insignifiante (5). D’autres fois c’est une vive émotion morale qui en est le point de départ : la terreur (e), la tristesse (7), l'inquiétude (s), l'amour (9), etc.

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