‹ Etudes sur J. B. Van HelmontChapitre 82 sur 116 · II. TRAITEMENT · texte numérisé non relu

II. TRAITEMENT

Il ne suffit donc pas pour guérir un ulcère de dessécher et d’enlever le pus et la sanie, il faut encore détruire la cause interne et hostile qui constitue l’ulcération. Non itaque pus et saniem abstersisse, atque exsic casse sat est : sed hostilis fabricator, partique insidens corruptor, détendus (2). Or, il y a autant de ferments ulcératifs que d’espèces d’ulcères. Sunt nimirum totidem ulcerum fermenta, quot ulcerum diversœ cor ruptiones, corruptorumque distantiœ (5).

C’est la destruction de ce ferment qui amène la véritable guérison de l’ulcère. Est ergo plena atque exacta ulcerum sanalio, fermenti sui ablatio : non autem hepalis refrigeratio , non bilis somniatœ vel saniei abstersio (*). La disparition de cette cause ulcérante permet aux bourgeons charnus de se développer et de combler la cavité de la plaie. Quo veneno ulceris fabro, semel in totum demortuo, non cessât deinceps caro sponte , è fundo succrescere : itaque cavitas ulceris, carnis succrelionem pellisque cicatricationem indicat, ut ablata scilicet fat reslitutio (s).

(1) Scab. et Ulcer. Sc/iol., 21, p. 258.

(2) Loc. cit., 26, p. 259.

(3) Loc. cit., 29, p. 259.

(<) Loc. cit., 30, p. 259.

(5) Loc. cit., 31, p. 259.

PATHOLOGIE SPÉCIALE DE J. B. VAN HELMONT

Parmi les moyens préconisés par Van Helmont pour arriver a ce résultat, il range en première ligne le colcolhar (peroxyde de fer), dont le mode d’application doit être varié suivant la nature de l’ulcère. Quod fiempe Culcotar enecet omnem vulnerum corruptorem (1).

II se loue beaucoup aussi du realgar fixum (sulfure rouge d’arsenic) (2).

Les solutions de continuité à la suite de plaies doivent être traitées par l’application d’emplâtres agglutinatifs, dans le but d'amener ainsi une réunion par première intention. Dans les plaies traumatiques, que Van Helmont distingue soigneusement des ulcères, il recommande l’emploi d’huiles, d’onguents, de baume, etc., préparés avec les résines, avec des herbes ou des substances minérales, comme la céruse, le colcolhar, l’arsenic, etc. Il recommande surtout l 'onguent Samedi de Paracelse (5). Il prescrit ce médicament dans le but de calmer l’irritation de l’archée, et de prévenir ainsi, ou de guérir, s’il est trop tard pour instituer un traitement prophylactique, les douleurs, l’inflammation, la tuméfaction des parties.

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