I. EXAMEN CRITIQUE DES OPINIONS DES ANCIENS
Si nous cherchons maintenant à préciser la doctrine thérapeutique des Écoles du moyen âge, au point de vue des sources des indications, nous pouvons les rapporter toutes aux trois principes généraux suivants :
1) Ajuvante aut lœdente ;
2) Contraria conlrariis curanlur;
3) Similia similibus curanlur.
1. Ajuvante aut lœdente. — Van Helmont insiste longuement dans \ ses œuvres sur l’inanité d’une doctrine thérapeutique qui prescrit d’essayer successivement chez le malade les divers médicaments, sans fournir aucune règle qui puisse guider dans le choix des agents à employer ; dans ce système, on s’arrêtait à un traitement suivant l’effet avantageux produit par le moyen auquel on avait recours. On frémit quand on songe aux conséquences d’une pareille règle thérapeutique appliquée systématiquement. Autant il est utile et même indispensable d’avoir égard à ce précepte général a lœdente aut juvanle , quand on prescrit un traitement rationnel, autant il faut le rejeter du domaine de la doctrine, comme règle à appliquer systématiquement, ainsi que le faisaient les Écoles.
2. Contraria contrariis. — Quant au second de ces préceptes — contraria conlrariis — on peut dire qu’à cette époque il était presque universellement admis. Gela devait être; car, pour les Écoles, toute guérison de maladie était relative aux simples qualités, aux excès de degré de telle ou telle humeur, etc. Crédita est omnis sanalio, qualitatibus midis , graduum excessibus, respectibus relalivis et actionibus subesse. Jlinc
(i) In Verb., Uerb. et Lap. est magna Virtus , p. 465.
. A juvanle aut
lædcntc.