CHAPITRE IX
L Ti LITÉ
NÉCESSITÉ DES CROISEMENTS
Afin (le recoiiiiciilre coiiibieii les eroiseinenis soni iililes au perfectionnement de rinimanitf», disons mieux, afin de reconnaître cond)ien ils sont indispensables, fixons nos regards sur des faits de fhistoire ancienne et moderne.
Rome ac(juit une puissance si colossale, parce (jue, dès son origine, elle subit l’influence des croisements. Ses premiers habitants furent un amalgame des peuples de l’Italie et du bassin de la Méditerranée, Troyens, Etrus([ues, Ombriens, Vols([ues, Ibériens, Grecs, etc. , etc. A chacjuc concpiéte d’une ville, elle en transportait les habitants dans scs propres murs : elle les absorbait , et , par l’absorption de ces diverses nationalités, elle s’ingérait de nouvelles aptitudes.
Attendu cette fusion, elle n’eut point de pivjugés de race : elle accepta comme chef et législateur tout bomme de mérite, (juel (ju’il fut. Ainsi, Romuîus, bâtard et brigand; Numa, philosophe; Lucamon, fils d’un marchand grec exilé de Corinthe; Servius Tullius , fils cfun domcstirjue.
Ceux-ci, ayant chacun un caractère spécial dépendant du milieu ambiant dans lecpiel il avait vécu.
UTILITE ET XIÎCESSITÉ DES CROISEMENTS. 201
transmellaieiît ce caractère à leurs lois. Cela constitua de bonne heure un mélange d’aptitudes qui, s’harmonisant ensemble, imprima à la nation romaine un type de généralisation le plus complet de l’antiquité.
Romulus , Tullus Hostilius, Servius Tullius lui donnent l’amour des combats , le désir delà conquête, les institutions politiques, l’organisation militaire;
Numa et Anciis Martius , l’amour du travail , de l’agriculture, de l’ordre, la soumission aux lois, l’organisation religieuse et civile ;
Lucanion , désigné sous le nom de Tarquin l’Ancien , lui donne le goût des monuments d’utilité publique.
Or, chacune de ces aptitudes prenait racine sans difficulté, car la population n’avait alors ni préjugés généalogiques ni tendances nationales arrêtées.
De ces croisements divers naquit donc la diversité des facultés matérielles et immatérielles. Or, le jeu de ces facultés assura à Rome une supériorité marquée sur tous les autres peuples du monde, lesquels ne provenaient pas d’une fusion.
Ce fut là la véritable cause de sa puissance.
Mais ces éléments, quoique variés, étaient tous des émanalions de la race brune. Les éléments de la race blonde ne s’y mêlèrent pas. Il en résulta une prédominance des premiers telle que, se trouvant sans contre-poids, ils dégénérèrent en vices, c’est-à-dire en jienchants développés outre mesure.
Ainsi, la cruauté et l’amour physique, attributs de la brune , n’étant pas combattus par les attributs contî'aires appartenant à la blonde , savoir : la sympathie