CHAPITRE I
ot la cliaslelé, produisirent le débordement que je rapj)elle ici.
Voici comment ces penchants organiques se convertirent en vices.
L’antipathie et l’amour physique, se pro])ageant générativement des pères aux enfants, à la longue devinrent cruauté et impudicité. Ces passions s’incarnèrent dans l’étre physique et moral de la population, et amenèrent la décadence de l’empire.
En effet, jamais, à aucune époque connue, la dépravation de la nature humaine ne fut aussi profonde ni aussi universelle qu’elle le fut parmi le monde romain, de soixante ans aidant Jésus-Christ jusqu’au cinquième siècle de l’èrc vulgaire.
’rihèrc , Caligula, Néron, Commode, Héliogahale, princes souillés de cruautés et de déhanches, élevés cependant par la lâcheté des historiens contempolains au rang des divinités, sont trop connus pour qu’il faille les citer.
Parcourons la liste des autres empereurs, à l’exception d’Antonin-le-Picux , de Marc-Aurèle , d’Alexandre-Sévère et de quelques autres, l’immense majorité d’(‘ntre eux se montra cruelle et impudique. Je prends les meilleurs.
César, l’homme le plus complet de l’antiquité, fut jiommé la reine de Bithynie : fut la femme de tous les hommes et le mari de toutes les femmes.
Le divin Odave fut célèbre par ses nombreux adultèi es, fut le giton de César et d’Hirtius. Il se plaisait à voir mourir ses victinu's, et lui-méme creva les yeux au prrteur (lallius.
l TILITE ET NECESSITE DES CROISEIDENTS.
Le bon Titus, en sa jeunesse, était cruel el débauché. Il passait sa vie au milieu des eunuques et des libertins.
Constantin, qu’on nous représente comme une espèce de saint et un vrai croyant , fut un monstre de cruauté ! Il se rendit mille fois parjure et fut l’assassin de sa famille.
Qui ne sait les adultères et les incestes des femmes des lamilles impériales, des Livie, des deux Julie, des Alessalinc, des Agrippine, des Faustine?
Des hauts rangs descendez vers les derniers échelons de la société; partout à vos yeux surgissent la cruauté et la luxure. Du patricien à l’esclave, ce n’est (ju’une immense chaîne formée de sang et d’imj)udicité.
A chaque événement important , des centaines et souvent des milliers de gladiateurs , de prisonniers ou de condamnés étaient égorgés dans les cirques ou livrés aux dents des hétes féroces à Rome, Nîmes, Arles, Carthage, Antioche. Par toute la surface de l’empire, les applaudissements étaient universels, la joie rayonnait sur tous les visages, quand des torrents de sang et de douleurs étaient versés sur les arènes : lorsque, par exemple, dix mille gladiateurs périssaient aux fêtes de Trajan, mille étaient tués de la main de (iOmmode, deux mille étaient niassacrés aux jeux de Philippe. Les historiens romains vous parlent de ces monstruosités avec une insouciance qui prouve combien la férocité des mœurs était grande.
Le monde entier était mis à contribution pour assouvir cette fureur dii meurtre et de la souffrance.