CHAPITRE IX
1ère lypiqiie, notaininent à i’éloigner du culte de l’idolàtrie en dèlruisant le goût de la statuaire et de la peinture. S’il avait permis les alliances avec les nations voisines, alors ces nations, qui étaient nalurelleinent portées à représenter la divinité par des images et des statues , auraient inculqué cette tendance aux enfants issus de leur sang et du sang Israélite. Alors le peuple hébreu perdait son aversion pour la statuaire et la peinture , puis insensiblement il devenait idolâtre, comme les Egyptiens, les Syriens, les Babyloniens.
Par le non-croisement. Moïse isola davantage le •peuple juif pour conserver en lui l’idée de l’imité de Dieu.
L’Eglise catholique qui, dans sa discipline, a souvent prescrit les règles d’une parfaite hygiène, tant physique que morale , a au contraire défendu le mariage entre consanguins rapprochés , afin d’éviter l’isolement auquel tend nécessairement toute race issue des memes aïeux, et afin que le croisement en dehors de la meme himillc , les rapports entre les hommes fussent multipliés. En d’autres ternies, elle s’est proposée, en interdisant le mariage entre parents, d’étendre déplus en plus les rapports de fraternité, ou du moins de sociabilité, entre tous les hommes, de quelque race qu’ils provinssent.
La politique, l’administration, la philanthrojiie doivent s’appuyer sur les croisements. Par eux elles obtiendront dès la première génération les penchants et le caractère quelles veulent obtenir.
Soit l’excm|)le suivant,
ITlLITi: ET XÉCESSITÊ DES CROISEMEXTS.
[.OS hommes d’état, les philanthropes, les penseurs (le l’Europe et de l’Amérique, depuis 60 ans s’ingénient à détruire l’esclarage des noirs par les hlancs. Ils n’ont rien épargné aux fins d’atteindre ce louable but; ils ont mis en œuvre paroles, écrits, institutions.
A Sierra-Lcone , l’Angleterre, depuis 1787, a déj)ensé une somme énorme pour améliorer le sort des nègres : on l’évalue à 400 millions de francs.
A Liberia, une société de philanthropes anglo-américains, depuis 1821, a fondé une colonie de noii s libres; écoles, bibliothèques, sociétés savantes et industrielles, liberté pleine et entière de se gouverner elle-même, tout cela a été accordé.
Or, jusqu’à ce jour, les résultats sont restés bien en arrière des espérances.
Les hommes libres de Liberia, qui devaient répandre la civilisation parmi les peuples de leur race, qui devaient chercher sans cesse à supprimer l’esclavage (*t à introduire les sentiments d’humanité, les ressources de l’industrie et de l’instruction au sein de l’Afrique barbare, sont demeurés insouciants, ennemis du travail. Plus d’une fois on les a vus armant eux-im'mes des négriers et courant la traite.
A Sierra-Leone, quand les noirs enlevés aux négi iers ont achevé leur temps de travail forcé, qui leur est im|)osé par l’autorité britannique, en condition de leur affranchissement, ils ne veulent plus travailler, et le plus souvent ils n’aspirent qu’à posséder euximunes des engagés qu’ils traitent comme esclaves.
Dans l’Amérique continentale et insulaire, notamment au Brésil, aux États-Unis, aux Antilles fran-
CHAPIÏRK IX.
çaises et espagnoles, le plus grand nombre des affranchis ne s’améliorent pas par la jouissance de leur liberté : au contraire, ils. deviennent ivrognes, et restent fainéants, insouciants de leur avenir et de celui de leur famille.
De 1780 à 1789, Saint-Domingue opérait un mouvement commercial pour une somme équivalant annuellement à 500 millions de notre monnaie actuelle. La prospérité de cette île était merveilleuse. Mais depuis que les nègres sont devenus libres et ont formé une nation se gouvernant elle-même, la prospérité publique a disparu. Toussaint-rOuverturc et les autres chefs qui se sont succédé au pouvoir sous diverses dénominations et attributions ne sont point encore parvenus à inculper aux Haïtiens ramour du travail et à leur faire comprendre que le labeur et le bien-être sont plus dignes de l’homme que la feinéantise et la misère.
La race noire, par le fait de son organisation physique et morale, est nécessairement inférieure à la race blanche. Cette infériorité ne tient pas seulement à l’état social sous lequel elle vit , elle tient à sa nature intime, organique. Ainsi partout où on l’examine, on la trouve insouciante, paresseuse, adonnée à l’amour physique, portée vivement vers la polygamie, superstitieuse et dépourvue des facultés réflectives, ayant beaucoup trop d’imagination et peu de jugement: du reste bonne, joyeuse, fidèle, ayant d’excellentes qualités. Ici, dans le nord de l’Afrique, elle n’est maltraitée ni par les institutions ni par les préjugés. Elle cnlre dans les familles et souvent exerce tous les
ITILITÉ ET XÊCESSITÉ DES CROISEMEXTS.
droits de la liberté. Cependant, malgré ces conditions heureuses, elle persiste en son infimité relative, elle a besoin d’étre guidée : livrée à elle-même, elle se détériore, elle se laisse exploiter.
A l’exception de quelques peuples, tels que les Daiiomeys, les Acbantis, qui offrent un foyer de civilisation tiré d’eux-mêmes, tous les autres, sur une surface de quarante degrés de latitude, n’offrent plus qu’une civilisation empruntée aux musulmans, aux anciens Egyptiens, aux Européens, ou ne présentent plus qu’une longue série d’hommes abrutis, anthropophages, barbares.
C’est qu’en effet les meilleures institutions, la plus complète liberté, le milieu ambiant, quel qu’il soit, enfin toutes les circonstances antérieures que vous pourrez imaginer n’auront pas ou peu d’influence sur l’organisation physique et morale de cette race. Ainsi ne changera pas ou seulement d’une manière très-lente la forme de son crâne , ne diminuera point ou seulement avec lenteur l’épaisseur des os de la tête, n’augmenteront pas ou que très-lentement le volume et l’activité du cerveau, ne lui sera pas imprimé ou seulement avec une extrême lenteur l’attrait du travail, n’accroîtront pas ou que très-lentement ses facultés réflectives, ne changeront pas certainement ses lèvres, son nez, la contexture de sa peau.
C’est pourquoi fatalement elle sera inférieure aux blancs en beauté, en intelligence, en créations productives. Fatalement en leur présence elle avouera son infériorité.
Or cette infériorité que la pbilanthro|>ie , l’histoire