CHAPITRE IX
confédération anglo-américaine du Mexique et des îles espagnoles.
La race blanche a beaucoup de peine à vivre et à se perpétuer sur les terres équatoriales. Là elle perd ses facultés matérielles et immatérielles. Or, comme ces terres sont d’une admirable richesse, je suis convaincu quelles n’ont pas été créées pour rester sans valeur entre les mains des blancs. Nécessairement il s’élèvera' dans la suite des temps une race née pour elles; ce sera la race de couleur, puisqu’elle ne perd pas ses facultés sous l’équateur. Elle ne subit pas comme les blancs ces énervantes transpirations, ces altérations organiques ou physiologiques du foie, cette somnolence et cette surexcitation alternatives de l’intelligence; bref, cette diminution des facultés morales, réflectives et physiques.
Le croisement est donc le meilleur mode d’émancipation et de réformation. Les hommes d’état réellement philanthropes doivent s’en préoccuper sérieusement.
Que les lois rendent la liberté à la race noire! Cette race, vu son infériorité organique, ou n’avancera pas en civilisation, témoin Haïti, ou tombera fatalement sous la tutelle plus ou moins désintéressée d’une puissance européenne. Qu’on lui implante une gretfe blanche, alors, je le répète, elle sort de son infimité, elle devient même supérieure aux blancs sous les zones équatoriales, alors elle fonctionnera comme nation indépendante en idées et en faits.
Suivant ce principe incontestable aux yeux de la physiologie humaine, les Haïtiens devraient prendre
UTILITE ET NÉCESSITÉ DES CROISEMENTS
(les iemnios blanches de n importe quelle condition ou nation, et donner leurs femmes aux blancs de n’importe quelle condition ou nation.
Dans les autres parties de l’Amérique , là où les blancs et les noirs sont en contact, la nature poursuit elle-même son but de perfectionnement par le mélange des uns et des autres. Chaque année le nombre des hommes de couleur augmente rapidement au llrésil surtout, puis aux Etats-Unis. Le libertinage des blancs tourne au profit de la perfection, en produisant des mulâtres : ainsi la nature en ses harmonies systématiques se sert de la corruption, de la dissolution de certains corps, pour créer une œuvre plus parfaite.
Quant à la traite par mer, il est facile de l’abolir. Que l’Angleterre et la France promulguent la loi suivante :
Tout négrier, quel que soit son pavillon^ est un pirate. Il est enjoint aux croiseurs français et anglais de le couler à fond s il se défend, et dépasser par les armes V étatmajor seulement, si le négrier n oppose aucune défense.
Ce sera là un principe et un fait de justice rétributive plus efficace que tous les protocoles , que toutes les notes diplomatiques. Une guerre qui serait soutenue à l’occasion de cette cause serait une guerre véritablement sainte.
Les croisements embellissent les races au physique et au moral.
Jugez-en par les preuves suivantes :
J^e nègre pur sang a les cheveux laineux, le front fuyant, les pommettes saillantes, de grosses lèvres avançant en museau, le nez épaté, les os du crâne
CHAPITRK IX.
épais, peu de capacité crânienne, eu égard au volume de la tête; la tête clle-mêinc s’allonge dans le sens antéro-postérieur. Le système musculeux manque de proportions exactes. La peau est noire et exhale une odeur pénétrante snl (jenerls, La physionomie se rapproche de celle de certains singes, des orangs et des chimpanzés.
Dès le premier croisement avec la race hlanche , une partie de ces caractères disparaît. Ainsi , le mulâtre a les cheveux frisés et longs sans être laineux. Le front devient plus droit, les pommettes sont moins saillantes, les lèvres , plus minces , se dessinent en arc. Le nez est moins épaté. La cavité crânienne s’est accrue , les os du crâne sont moins épais. L’ensemhle du corps est mieux proportionné. La peau est d’un hrun noir; elle exhale moins d’odeur. Les traits du visage se rapprochent des traits caucasiens. Les hicultés physiques et morales augmentent en nombre et en activité.
Aux croisements suivants, le type nègre s’efface de plus en plus. Au quatrième, le type hlanc a absorbé le type noir.
(iet embellissement existe non-seulement chez le nègre croisé avec le hlanc , mais encore chez les autres races se mêlant l’ime à l’autre.
Ainsi, il est démontré que le nègre s’alliant â l’aborigène de l’Amérique enfante un mélis (pii , (*n aptitudes matérielles et iinmatérielles , devient sujiérieur à ses parents.
Il en est ainsi des métis provenant du sang chinois et océanien , soit malais ou javanais.
UTILITÉ ET XÉGESSITÉ DES CROISEMENTS
Idem des métis issus du sang mongol et indien.
Les Kalmouks sont le peuple chez lequel les caractères typiques de la race jaune se présentent le plus ibrtement accentués.
Ils ont les yeux obliques et petits, assez semblables aux yeux des sangliers; le nez écrasé, le visage aplati, les oreilles très-grandes et détachées comme les oreilles des renards, la peau jaune. Ils sont éminemment indolents et stationnaires. Or, en se croisant avec les Indiens , ils produisent des métis , lesquels ressemblent assez , par le physique et le moral, aux nations européennes.
Dans l’état actuel de la science ethnologique, on peut établir en principe :
1° Qu entre deux races cjui s amalgament, la plus belle reproduit son type de préférence à la plus laide;
2® Deux races laides qui s amalgament produisent néanmoins un métis plus beau que leur père et mère.
Cette loi générique ne doit pas nous surprendre ; car la nature tend sans cesse au perfectionnement de l’humanité.
Quatre générations enlèvent, par le croisement , les caractères organiques des races.
Ainsi :
1° D’un blanc et d’une négresse naît le mulâtre ;
2® D’un blanc et d’une mulâtresse naît le quarteron blanco-noir, qui a trois quarts de l’élément blanc et un quart de l’élément noir, imprimés en toute son organisation ;
3® D’un blanc et d’une quarteronne naît l’octavon