‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 123 sur 135 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

blanco-noir, qui a sopt-luiilièmcs de l’élément blanc et lin hnitièine de l’élément noir;

4*’ D’iin blanc et d’ime octavonne naît un individu parfaitement blanc.

Le meme phénomène existe dans le croisement négro-blanc. Quatre filiations ramènent le type blanc au type noir.

Ainsi :

P D’un nègre et d’une blanche sort le mulâtre ;

2"^ D’un nègre et d’une mulâtresse sort le quarteron négro-blanc , c’est-à-dire un individu qui a trois quarts de sang noir et un quart de sang blanc ;

D’un nègre et d’une quarteronne sort l’octavon négro-blanc , c’est-à-dire un individu qui a sept huitièmes de sang noir et un huitième de sang blanc;

4” D’un nègre et d’une octavonne sort un véritable noir, à cheveux crépus, laineux, à odeur (jenerh.

Ces faits ont été reconnus exacts dès la fin du dernier siècle. Buffon les cite sans en admettre l’authenticité. Quant à moi, je puis assurer qu’ils sont réels ; car en Algérie je les ai constatés par fexamen de plusieurs échantillons de chaque espèce.

Quatre générations absorbent une race, voilà la loi générale. Mais cette absorption n’est pas constamment pleine et entière. Quelquefois elle est irrégulière.

Ainsi quelquefois à la cinquième génération le produit d’une octavonne croisée avec un blanc offrira sur ses traits quelque indice de l’élément nègre. La forme du nez, par exemple, le signalera comme un homme de couleur. Or, cela tient à ce que, dans le

l TILITI'i ET NÉCESSITÉ DES CROISEMENTS.

cas présent , la mère a pris plus de part que le père à la procréation de l’individu.

D’aut res fois , il y a un retour des petits-fils vers les ^qrands-pères.

Vmilà pourquoi il arrive, mais exceptionnellement^ que, à la quatrième et cinquième filiations, l’absorption n’est pas tellement complète qu’un physionomiste ne puisse la reconnaître.

D’après les faits que j’ai indiqués dans ce chapitre et dans le chapitre précédent , on peut facilement se convaincre de la haute utilité des croisements.

C’est le plus puissant levier à l’aide duqueUon soulèvera l’humanité.

Par le croisement on détruira les guerres civiles et les guerres internationales , on détruira V esclavage et l’oppression d’une race par une autre, on constituera dans l’avenir une fraternité universelle entre tous les hommes. Par lui on résoudra la question de l'acclimatement. Car, en effet , telle race qui ne peut se perpétuer générativement sous tel climat le fera dès quelle alliera son sang tà celui des indigènes '.

‘ Les Européens bien rarement arrivent à la troisième génération en Egypte, en Abyssinie , dans l’Inde , sur l’Afrique oceidentale, entre les deux tropiques et au Brésil. Dès la seconde génération les familles sont éteintes dans l’immense majorité des cas. Or, que les Européens en chacun de ces pays s’amalgament avec les indigènes, alors ils pourront propager leur race au moyen des métis.

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