‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 132 sur 135 · VS · texte numérisé non relu

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Tunique et pantalon en drap bleu sombre. La tunique à revers et à deux rangs de boutons; parce que, en ouvrant la partie supérieure , on met la poitrine et le col à l’aise, pendant la chaleur; pendant le froid, en la croisant, on met le coLet la poitrine mieux à couvert que par une tunique droite.

Lue casquette plutôt que le képi ; car le képi fatigue la tête par sa dureté et n’en abrite (jiie le sommet, l.a visière de la casquette doit aller d’une tempe à l’autre, et se prolonger en avant au moins de 10 (•(‘lüimètres , afin que, les yeux étant protégés par son ombre, il soit possible d’ajuster meme dans le sens du soleil.

Le ceinturon doit être en cuir noir. La cartoucbière également en cuir noir et mou. La cartouchière ordinaire en cuir dur fatigue la taille.

Chaque mois il y aura un exercice à la cible. Les' miliciens seront mis à même de s’exercer à la cible chaque fois qu’ils le voudront. Le tir se fera tantôt sur un but fixe, tantôt sur un but mobile.

Le service ordinaire consistera en patrouilles et en battues. En cas d’urgence, le bataillon sera mobilisé avant tout autre corps de la milice.

Sans contredit, un bataillon organisé suivant ce mode ou suivant un mode analogue pourrait rendre de grands services. En le formant d’hommes habitués à la chasse, à l’usage des armes à feu, à la bitigue, on pourrait sans inconvénient le mobiliser, tandis qu’un bataillon actuel de la milice, quel qu’il soit, est immobilisable. Deux nuits de bivouac vous jetteraient sur le liane la moitié des hommes.

COASEILS A PLI SIKLHS.

Dans l’arrondissement d’Alger, on peut facilement former un bataillon de chasseurs africains montant à (jiiatre cents hommes, tous exercés à l’usage des armes à feu et habiles tireurs.

Peu à peu on augmentera le chiffre du bataillon de tous ceux qui acquerront de l’habileté dans le tir.

On agira ainsi pour cbacpic arrondissement de l’Algérie, de manière à avoir dans chaque localité des miliciens aussi habiles tireurs que les riflemen américains.

Quelle ([lie soit l’organisation de la milice, il est sage et raisonnable de ne point en abuser. M. Bugeaud, jusqu’à ce jour, ne l’a pas conqiris ainsi : il veut militariser la population civile, dette monomanie fait du tort au pays, car elle enlève les citoyens à leurs occupations productives pour les faire jouer au soldat. Une boutade de ce gouverneur a mobilisé les bataillons d’Alger en 1846. Or, quoique cette mobilisation ait été faite sur le papier seulement et en temps de carnaval , temps où on suppose qu’il n’y a rien de sérieux, elle a cependant porté un rude coup à la colonie. Elle a fait fuir les capitaux, parce qu’en Europe elle a laissé croire que cinq cents cavaliers d’Abd-el-Kadcr , malgré une armée de cent mille hommes , pouvaient venir incendier les villages d’Alger.

Le ministre de la guerre aurait du immédiatement casser l’arrêté de M. Bugeaud , en vertu du principe qui porte un maître à blâmer publiquement un turbulent écolier.

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