CHAPITRE III
COU sans en manquer une seule, en leur décochant, lorsqu’elles couraient, des flèches dont le fer était fait sous forme de croissant.
Sous Septime-Séi ère 700 hêtcs tant sauvages qu’apprivoisées, lions, panthères, autruches, hisons, ours, onagres, furent mises à mort; il y eut 10 tigres percés à coups de trait après sa victoire sur Alhin.
Héliogahale donna souvent des repas où entraient les cervelles de 600 autruches. A l’occasion de son mariage avec Cornélie Paule, il fit tuer 51 tigres.
Gordien P" lâcha un jour dans le cirque 1,000 ours et 100 hêtes féroces de la Libye. II livra au pillage du peuple 200 cerfs à larges cornes, avec des cerfs de Bretagne, 30 chevaux sauvages, lOOhiches sauvages, 10 élans, 100 taureaux de Chypre, 300 autruches de Mauritanie, 30 onagres, 150 sangliers, 200 chamois et 200 daims.
Gordien III'"® fit paraître 32 éléphants, 10 élans, 10 tigres, 60 lions apprivoisés, 10 hyènes, 1 rhinocéros, 1 hippopotame, 10 lions féroces, 10 girafes, 20 onagres. Ils furent tués durant les fêtes données par l’Arahe Philippe , successeur et assassin de Gordien.
Sous Prohus on lâcha dans le cirque par différentes avenues 1,000 autruches, 1,000 sangliers, 1,000 cerfs, 1 ,000 daims, 1,000 chamois, 1,000 hiches au milieu d’une forêt artificielle. La populace eut la permission de se ruer parmi ces animaux et de garder tous ceux dont elle put s’emparer. Le lendemain on tua 100 lions, 100 lionnes, 3(X) ours et 200 léopards.
Or, d’après cela, estimez tpielle devait être l’éner-
gie vitale du règne animal. De nos jours, du sein des contrées qui formaient l’empire romain, nous aurions peine à réunir quelques échantillons de chacune de ces espèces. Ces mêmes localités, qui en Afrique en fournissaient des milliers, aujourd’hui pourraient à peine en donner quelques centaines.
Sous quel aspect se présente la croûte superficielle de ce pays? que pouvait-elle être à cette époque?
D’ahord nous voyons l’Atlas jetant çà et là des chaînes parallèles, entrecoupé de vallées profondes, de pâturages, et arrosé d’une multitude de cours d’eau; puis de temps à autre sont de vastes plaines ornées d’une végétation puissante ; à leur surface s’épanchent sous des courbures multipliées un nombre infini de rivières, et se forment bon nombre de marais. Ces plaines et montagnes prises ensemble offrent le plus vaste système des eaux de tout le continent africain septentrional.
Alors, au dire des historiens tant grecs que romains, c’étaient, par toutes les chaînes occidentales, dévastés forêts impénétrables, des bois à haute tige se balançant dans les airs. De là naissaient des orages plus fréquents, car, par une plus abondante végétation, il y avait plus d’électricité dégagée; des pluies plus abondantes, car, à cause de ces forêts plus spacieuses, les nuages se précipitaient plus facilement en pluie (ju’ils ne le font actuellement.
En outre , plus d’une raison porte à croire que les plaines étaient moins élevées : de là obstacle à l’écoulement de l’eau, puis consécutivement formation de