‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 39 sur 135 · MYTHES ET ERREURS SUR L’AFRIQUE SEPTEXTRIOXALE · texte numérisé non relu

MYTHES ET ERREURS SUR L’AFRIQUE SEPTEXTRIOXALE

l’ulépliantiasis , ont cru que cette énorme tuméfaction (les jambes constituait une race à part , et ont créé les stéganopocles.

Les troglodytes, qui habitaient en des cavernes et surpassaient la vitesse des chevaux, sont simplement des hommes à notre image. Ceux qui ont parcouru l’Algérie ont pu rencontrer dans le Tell des tribus arabes, et Surtout des tribus kabyles, vivant en des cavernes. Cette extrdme vitesse, qui d’ailleurs a été exagérée par les anciens , se rencontre aujourd’hui encore parmi les indigènes faisant le commerce soit d’une oasis à une autre , soit des ksours avec le littoral.

Un jour, revenant deBoghar à Alédéah, en compagnie d’un de ces commerçants, Alozabite de nation , nous l’eûmes constamment en tête de nos chevaux ; en dix heures, il franchit à pied une distance de vingt lieues, sans paraître plus fatigué que s’il eût franchi quelques kilomètres.

Le lendemain il se rendit à Alger de la même manière. Ces intrépides piétons ont ordinairement un long hâton qui leur sert à se défendre ou à accélérer leur marche.

Les premiers habitants de l’Afrique , étrangers ou autochthones , étaient Sabéens : ils adoraient le soleil et le feu. Il est à croire que certains rits de leur culte les obligeaient d’entretenir de grands feux, image en quelque sorte du feu céleste. Ils devaient choisir les points culminants des montagnes et y entretenir des flammes brillantes durant la niiit. Alors les voyageurs carthaginois ou grecs qui, ignorant

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