‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 42 sur 135 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

d’autres , d’être prédisposé à voir en Afrique des choses extraordinaires.

Voici comment nous expliquons sa méprise :

Ce qu’il appelle Ethiopie formait les régions méridionales des régences actuelles de Tripoli, de Tunis et d’Alger; sqit, par exemple, les collines avancées du Tell méridional et les oasis du Sahara. Ici il aura trouvé des villages habités par des crétins , là des villages habités par des borgnes ou par des peuplades affectées de maladies des yeux; alors, sous l’influence de la prédisposition dont nous avons parlé , il aura pris pour des espèces d’hommes sans tête et à un seul œil des agglomérations d’individus atteints d’affections pathologiques et endémiques.

En effet, le crétinisme et le goitre se retrouvent de nos jours dans les vallées encaissées, abritées des vents, humides et arrosées par les eaux des neiges. Nous avons vu plus d’une fois des individus nés en ces localités porteurs de goitres énormes. Les indigènes nous ont assuré que cette maladie régnait endémiquement dans quelques douars.

Dans les oasis et parmi les tribus nomades, les ophthalniies agissent endémiquement , les borgnes y sont communs; or, le goitre, en déformant le cou, semble confondre le visage avec la poitrine ; d’un autre côté, les indigènes, ayant riiabitudc d’entourer débandés et de compresses les organes malades, avec f intention de les soustraire à l’action de l’air, tendent encore à déguiser les formes réelles du corps. Phgurcz-vous un goitreux ayant la tê(e et le cou entourés de linges superposés; un borgne ou un autre

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