CHAPITRE IV
sur quelqu’un, la partie atteinte tombe en gangrène.
57 Au milieu des sables, se voit parfois une bète dont la forme vient confondre la raison de l’bomme. Elle a la taille d’une gazelle, et porte une seule palte au milieu du ventre ; malgré cela , elle court aussi vite que le vent ; le cavalier le mieux monté ne peut l’atteindre. 55
Pour eux, chaque animal est doué de propriétés particulières. Par exemple : les défenses du sanglier, réduites en poudre et prises dans un breuvage, guérissent la fièvre ; le cerveau du chacal donne à l’enfant qui en a mangé, la méfiance et la ruse nécessaires à un guerrier maraudeur ; la tète de l’iiyène rend fou l’bomme à qui on en fait prendre en aliments; et, lancée au milieu d’un troupeau, elle produit le vertige chez les bœufs, moutons et chevaux.
Les tortues d’eau douce sont de mauvais génies qui prennent cette enveloppe dure et grossière pour mieux déguiser la malice et la noirceur de leur ame.
D’après leurs chroniqueurs, certains oiseaux de l’Afrique se tiennent au milieu des flammes sans se brûler.
Au temps de Léon et de jVIarmol, ils croyaient communément que la girafe était engendrée par des animaux de différentes races. Si la femelle du chameau ou du cerf, du cheval ou du léopard, venait à être fécondée successivement et à peu de jours d’intervalle ])ar les mâles de ces diverses espèces, alors elle mettait au monde une girafe. Le léopard lui fournissait sa fourrure tachetée ; le chameau, le cou