CHAPITRE I
quelque rivière duMoghreb et qu’ils n’ont point vu le Niger. Le dromadaire n’existait point à cette époque en Afrique : or, sans lui , il n’y est guère possible de francbir un si grand espace de pays arides. Les nègres d’ailleurs habitaient alors les contrées situées entre le Sabara et la Méditerranée, et les rivières nourrissaient des crocodiles. Nous verrons ci-après qu’à cette époque la température de l’Afrique septentrionale était plus bumide, et, en conséquence, que de grands reptiles pouvaient exister là où nous ne les retrouvons plus.
523 ans avant J.-C. , Cambyse, après la conquête de l’Egypte, voulant étendre sa domination sur les autres nations africaines, envoya 50,000 soldats pour soumettre les habitants de Jupiter Ammon. Étant partis de Thèbes, ils arrivèrent à moitié chemin; là, les vents soulevèrent contre eux des montagnes de sables , sous lesquelles ils furent ensevelis.
Lui-même leva une armée plus nombreuse et marcha contre les Éthiopiens. On croit qu’il parvint jusqu’à l’ilc de Méroë, située sous le 15® degré de latitude nord.
331 avant J.-C. , Alexandre, avec un corps d’armée, visita l’oasis d’ Ammon.
Sous les Romains, Suetonius Paulinus, en pour-
suivant les indigènes insoumis de la Mauritanie Tingitane, franchit l’Atlas , et planta les aigles romaines L, à quelque distance au delà du versant méridional, ’ non loin du territoire actuel de Sigelmesse.
Hosidiiis Géta, son successeur, aussi lui, traversa l’Atlas et pénétra jusqu’au pays formant la lisière septentrionale du Sabara.
/| Enfin, Cornélius Balbus , à la tête des légions,