EXPLORATION DES ANCIENS EN AFRIQUE
soumit à la domination de Rome les peuplades des Garamantes, qui habitent le Fezzan. Il partit de Leptis-Magna * , et traversa ainsi une grande partie du désert.
Sous Néron, Valerius Fastus s’empara de la capitale des Garamantes ; et sous Domitien, Julius Aîaternus paraît s’être avancé de quelques degrés de plus vers le Sud.
Telles sont les explorations exécutées par les anciens en Afrique.
On voit qu’ils ont laissé fort peu de choses sur les découvertes qu’ils avaient faites , et que leurs connaissances en géographie africaine étaient très-bornées. Selon toute probabilité, les Carthaginois avaient, par leur commerce avec les indigènes, des notions assez précises sur l’intérieur et les côtes de la partie septentrionale ; mais leur politique s’opposait à ce qu’ils les conmiimiquassent aux autres peuples. Redoutant avant tout la concurrence commerciale, ils avaient soin d’inventer des fables effrayantes sur les pays et les nations avec lesquels ils étaient en relation. A leur dire, les contrées ou les mers où ils avaient pénétré étaient remplies de monstres ou semées d’écueils , et de grands dangers attendaient tout voyageur qui s’y aventurait. C’est pour ce motif qu’ils soutenaient que l’Afrique , à certaine distance des Colonnes d’Hercule, n’était plus qu’une terre de feu et inabordable, etc. , etc.
Les Phéniciens firent la même chose pour la partie
’ Leptis-Magna était une ville et colonie romaine, à l’ouest du golfe de la grande Syrfe ; primitivement elle était d’origine phénicienne.