‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 8 sur 135 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

orientale. Comme nous l’avons dit précédemment, il y a lieu d’admettre qu’ils avaient le commerce de l’Inde, et que les golfes et terres de ces parages leur étaient bien connus ; autant que possible , ils ne divulguaient pas ce qu’ils en savaient, afin de mieux s’assurer le monopole. Les peuples modernes, dans le cours de leurs découvertes en Afrique, ont suivi quelque peu cet exemple; les Portugais cliercbèrent à tenir secret le passage par le cap de Bonne-Espérance, et inventèrent plus d’une fable sur les difficultés des communications avec l’Inde.

Les modernes, comme les anciens, ont commencé par reconnaître le littoral, puis ensuite se sont avancés dans l’intérieur ’. Les uns et les autres n’ont pas été guidés par les mêmes motifs. Les anciens avaient en vue un intérêt politique ou commercial, les modernes ont plutôt été dominés par l’amour de la science, le prosélytisme religieux , le désir de la renommée ou le besoin d’impressions nouvelles.

Chez les anciens, la connaissance des côtes et de l’intérieur est due à des flottes , à des armées.

Chez les modernes, c’est plutôt à de simples particuliers : c’est à Léon l’Africain, \ asco de Gaina, et, dans ces derniers temps, à Mongo Park , Denbam, Clapperton, René Caillé et les frères Lânder.

* Il faut en excepter les Arabes, qui ont commencé leurs exploitations en Afrique par l’intérieur. Ainsi les Aghlabites pour se procurer des nègres, les Edrisistes pour le même motif, et les voyageurs des premiers siècles de l’bégyre pour faire du commerce ou du prosélytisme religieux.

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