‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 72 sur 135 · APPLICATIOXS PRATIQUES DU CHAPITRE V · texte numérisé non relu

APPLICATIOXS PRATIQUES DU CHAPITRE V

Depuis quatre mille ans , les Mogbrébins sont demeures cruels, ennemis du progrès, fanatiques, destructeurs. Cela durera tant que la nature africaine n’aura pas changé. Depuis quatre mille ans, elle est sauvage et destructive : par assimilation, elle communique ses aptitudes aux hommes quelle nourrit; elle les rend , comme elle , sauvages et destructeurs.

De tout temps les Mogbrébins ont pris les armes à la voix de tout ambitieux, d’un imposteur, d’un illuminé, d’un prophète quelconque, d’un dresseur de bêtes. 11 a suffi pour cela de faire appel à leur amour du pillage et à leurs sentiments violents.

Cela a eu lieu sous les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les kalifes, les Turcs et les Français. Or un fait qui se répète depuis tant de siècles se répétera encore dans l’avenir. Nos hommes d’Etat ne doivent pas l’oublier.

Nous verrons encore pendant bien des années, deux cents ans au moins, les Africains de l’ouest accourir avec enthousiasme sous les drapeaux d’un Abd-el-Kader, d’un Bou-Maza, ou de tout homme qui leur prêchera la guerre et la destruction. Cela arrivera nécessairement , parce que les conditions locales dans lesquelles les hommes ici se développent seront encore les mêmes à cette époque, à moins toutefois que ces conditions locales, ce milieu ambiant ne soit modifié par une circonstance providentielle et imprévue.

Donc , jusque-là , soyons et demeurons convaincus que lesMocjhréhîns sont et seront nécessairement nos ennemis.

En conséquence , dans la province d’Oran et sur

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